Le 6 janvier 2014, SM Le Roi a présidé la cérémonie de lancement du projet « Marrakech cité du renouveau permanent », un programme ambitieux qui traduit la ferme volonté du Souverain d’assurer un essor équilibré, intégré et durable à la ville ocre.
Prévu sur une période de quatre ans ( 2014-2017), et doté d’une enveloppe d’un montant de 6,3 Milliards de Dirhams, « ce programme s’articule autour de cinq principaux axes, à savoir la valorisation du patrimoine culturel, l’amélioration de la mobilité urbaine, l’intégration urbaine, la promotion de la bonne gouvernance, et la préservation de l’environnement. »
A cette occasion, deux convention ont été signées dont tous les détails se trouvent dans le communiqué de la MAP de l’époque.
Depuis cette date, des travaux ont été entamés, dont certains sont terminés et d’autres en cours de finalisation, l’état d’avancement des différent chantiers est à retrouver sur le site de la Commune de Marrakech.
Avec l’annonce de l’organisation de la coupe d’Afrique des nations en 2025-2026 et celle de la coupe du Monde de Football en 2030 (avec L’Espagne et le Portugal), le programme initial est devenu plus ambitieux et propose maintenant des projets structurants qui sont amenés à faire de la destination Marrakech, le bateau amiral du tourisme national à l’horizon 2030.
Il y a tout d’abord des travaux de réhabilitation de sites existants, il s’agit du quartier de l’Hivernage, dont l’agence urbaine est en train de plancher sur une étude sur la stratégie de développement de ce haut lieu résidentiel, de la place Jamâa el Fna dont le sol et l’éclairage ont été revus, le Grand Stade de Marrakech qui doit être agrandit et entièrement recouvert, le quartier de Sidi Ghanem en cours de réaménagement et l’aéroport Marrakech Ménara qui devrait être en mesure d’accueillir 11,5 millions de passagers à terme.
Au niveau de la mobilité, l’ouverture imminente de la nouvelle gare routière d’El Azzouzia, la ligne à Grande Vitesse de Kenitra vers Marrakech avec une gare TGV, l’autoroute Fez-Marrakech via Beni Mellal, sept lignes de tramway pour relier la ville du Nord au sud et d’Est en Ouest à partir de la ville de Tamensourt qui sera dotée d’un véritable pôle industriel incessamment ainsi que sept passages souterrains aux carrefours névralgiques des principales artères de la ville . Tout cela sans oublier l’élargissement de certaines voies notamment vers la Targa ce qui n’est pas sans causer de gros désagréments aux riverains.
Parmi les gros projets prévus, il y a le Barrage de Aït Ziad pour une capacité de 186 M de m3, un tunnel de 10Km à partir de l’Ourika pour relier la ville de Ouarzazate en 1h et 30mn et le réaménagement de la station de Oukaimeden pour en faire un haut lieu des sports d’hivers.
Autres projets dans le pipe : La cité du Cinéma probablement à Agafay, le palais des Congrès et Expositions dont j’ai déjà parlé, qui a été identifié du côté de Chrifia sur une superficie de 30 ha et pouvant accueillir jusqu’à 100 Mille participants, la Cité des arts et de la culture serait dans les jardins de l’Agdal et un Parc d’attraction sur 200 ha avec une thématique locale dans le style Puy du Fou en France.
Enfin le Morocco Mall le long de l’avenue Mohamed VI et un Mēga projet Bahreïni sur 380 ha pour développer 157 villas et suites de luxes autour d’un concept innovant et respectueux de l’environnement.
En tout, une vingtaine de projets actés valeur aujourd’hui et qui devraient être opérationnels en 2030 si tout se passe bien.
Ce type d’actions n’est pas sans attirer de nouveaux investisseurs et de valoriser l’attractivité de la destination et faciliter son marketing auprès des pays émetteurs et des compagnies aériennes que nous n’aurions plus à courtiser pour desservir notre destination.
Reste bien entendu à former les ressources humaines qui auront la charge d’accompagner ce saut qualitatif et quantitatif qu’aura provoqué cette démarche volontariste et onéreuse mais qui a le mérite de croire en un secteur ayant atteint sa vitesse de croisière : Je veux parler du Tourisme.