Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais jâai lâimpression de vivre en plein spleen ce qui me pousse Ă vouloir dire des choses sans les dire et tout en les disant.
Les chiffres du mois de mars viennent de tomber, toujours avec beaucoup de retard, sans que lâon sache vraiment la raison, puisque tout le monde savait quâils seraient catastrophiques : -5% en arrivĂ©es et -11% en nuitĂ©es par rapport au chiffres de 2011 Ă la mĂȘme pĂ©riode. Un taux dâoccupation de 35% soit une chute de 11% par rapport Ă 2011 et pour la premiĂšre fois, le chiffre des recettes est de -1%.
Nous vivons cette tendance baissiĂšre depuis une annĂ©e maintenant, si nous devons prendre lâattentat dâArgana, comme dĂ©clencheur de cette situation. Entretemps, les investissements se sont maintenus, pas aux rythmes attendus, puisque beaucoup de projets signĂ©s sont Ă lâarrĂȘt , pour ne pas dire Ă lâabandon, mais dâautres unitĂ©s voient le jour et arrivent sur un marchĂ© fĂ©brile sans de rĂ©elle visibilitĂ© et cherchent leur positionnement par rapport Ă une offre plĂ©thorique en engageant une guerre des prix pour sâapproprier des clients existants au lieu de drainer une clientĂšle additionnelle diffĂ©renciĂ©e.
Au milieu de ce tumulte, jâai lâimpression quâon essaye de se jeter la patate chaude en cherchant un bouc Ă©missaire : la campagne prĂ©sidentielle française, lâinformel, le dĂ©lestage aĂ©rien, la gouvernance, le budget etcâŠbref , câest la panique , mais maquillĂ©e car on nous fait croire quâil y a des choses qui se mettent en place sans pour autant que lâon puisse voir ou entrevoir des rĂ©sultats.
Jâentends parler dâune Task Force mise en place pour endiguer cette tendance baissiĂšre, mais rien sur sa mission, ses objectifs , ses urgences et ses prioritĂ©s. Nous sommes dĂ©jĂ au mois de Mai, supposĂ© ĂȘtre une haute saison et nous ne voyons rien venir. LâĂ©tĂ© arrive Ă grandes enjambĂ©es trainant avec lui le Ramadan et nous sommes tous lĂ , comme anesthĂ©siĂ©s , attendant GODOT.
Jâai assistĂ© Ă plusieurs non Ă©vĂ©nement ou plutĂŽt des piĂšces de théùtre oĂč les acteurs nâĂ©taient ni convaincus ni convaincants et le public souvent ignorant du thĂšme prĂ©sentĂ© , si toutefois il y en avait un.
Ce qui me pousse Ă demander Ă ceux qui veillent sur nos destinĂ©es, que ce soit du cĂŽtĂ© public comme du cĂŽtĂ© privĂ©, quâil serait temps de rĂ©agir et de prendre les dĂ©cisions qui sâimposent. Câest vrai que nous avons fait un mois dâavril, disons honorable et que le mois de mai sera lui aussi passable, mais nous sommes loin des scores rĂ©alisĂ©s en 2010 et 2009 et on ne doit pas se laisser endormir car le plus dur est devant nous.
Je pense que chacun doit prendre sa responsabilitĂ© pour dĂ©fendre notre destination, nos entreprises, nos salariĂ©s, notre avenir et rappeler que le Tourisme doit rester une prioritĂ© car jâai bien peur que certains auraient tendance Ă lâoublier . Notre devoir sera de le rappeler Ă chaque fois que nĂ©cessaire.
VoilĂ , la campagne prĂ©sidentielle française vient de sâachever, un nouveau PrĂ©sident a Ă©tĂ© Ă©lu, on le fĂ©licite et on se met au boulot.
Le secteur le plus touchĂ© par cette crise reste bien celui du Mice, directement dĂ©pendant de la situation Ă©conomique des entreprises Ă©trangĂšres qui sont nos clients. Câest aussi celui qui a la plus forte valeur ajoutĂ©e au niveau des dĂ©penses journaliĂšres, celui qui rapporte le plus dans tous les diffĂ©rents secteurs: hĂŽtellerie, restauration, transport, artisanat etcâŠ.. mais les agences spĂ©cialisĂ©es se sentent tout de mĂȘme bien les « parents pauvres » dans toute les rĂ©flexions en cours!!! plus encore mĂȘme que ce pauvre « tourisme interne » qui sauve Ă chaque fois la mise des hĂŽteliers Marrakchis et pour lequel les grands plans promis pour la Mi mai nâont pas encore Ă©tĂ© dĂ©voilĂ©s.. EspĂ©rons seulement quâils seront de meilleure mouture que les divers « Kounouz Biladi » prĂ©cĂ©dents et quâils permettront aux agences de voyages de jouer vĂ©ritablement leur rĂŽle de « crĂ©atifs » !!
quand nous ne cacherons plus le Soleil avec le couscousier; nous pouvons en reparler!
Merci Faouzi de continuer de jouer le role d' »agitateur » positif
TrĂšs bien dit ce que tu as Ă©crit mais malheureusement les dĂ©cideurs ne bougent pas.quand jâai voulu agir il y a 3 mois, ils ont dit dans un article au journal lâĂ©conomiste que mon Ă©tablissement allait fermer ce qui mâ avait causĂ© beaucoup de problĂšmes dans ma gestion. Vous avez parlĂ© du mois dâAvril en disant que le taux dâoccupation Ă©tait bien.Mais Ă quel prix de vente? A mon avis, il ne faut plus prendre le taux dâoccupation comme rĂ©fĂ©rence pour dĂ©terminer la santĂ© du tourisme mais plutĂŽt le Revpar.
Merci Fouzi
Anasse
Merci pour ton regard et ta pensée
Nous sommes dans lâurgence de remonter la barque.
Cette nouvelle donne de notre marchĂ© Ă©metteur principal « anti austĂ©ritĂ© » doit nous redonner de lâĂ©nergie pour ramer encore jusquâĂ lâautomneâŠ
Nous avons besoin de quelques flotteurs pour garder la tĂ©te hors dâeau, car ramer ne suffit pas, nous ne sommes pas seul dans la barque, bien quâun peu seul au milieu de lâocĂ©an⊠peux-on rĂȘver !
Bien cher Bloggeur,
Belle chute !
Tu nâas que trop raisonâŠâŠ.mĂȘme si tu es (encore) trop poli !
Le consensus excessif est rĂ©ducteur, mĂȘme si apaisant.
Tout le monde est dâaccord avec tout le mondeâŠâŠ.circulez !