Cet été, j’ai été contacté par une amie qui désirait faire connaitre le sud marocain à sa petite famille. Au départ je pensais qu’elle voulait faire le fameux circuit au départ de Marrakech en direction de Ouarzazate, Zagora et la vallée du Draa, les dunes de Merzouga et le retour par les gorges du Todra et du daddes. En fait, cette famille Franco Marocaine, voulait découvrir nos provinces du sud à bord de leur 4X4 dans un périple du 15 juillet au 03 aout. Honnêtement, je n’avais encore jamais organisé ce type de voyage dans le Sahara.
Bien évidemment, je connais pour y avoir été Laayoune et Dakhla, mas je l’ai toujours fait en avion et dans le cadre de manifestations organisées avec la FNAVM ou la CNT, jamais plus de trois jours et toujours en restant dans le périmètre urbain.
Aussi, cette demande a attisé ma curiosité et m’a poussé à me documenter pour organiser ce périple qui devait traverser plusieurs villes en partant d’Agadir , puis TanTan, Tarfaya, Laayoune, Boujdour, Dakhla et retour par le même itinéraire vers Agadir, puis Essaouira par la route côtière et enfin Marrakech.
Pour réaliser ce voyage, j’ai fait appel aux bonnes vieilles cartes routières, avec les distances kilométriques et le temps de voyage d’une étape à l’autre. Au total 1021 km à l’aller et autant au retour avec des escales d’ une nuit voire deux selon la taille de la ville à visiter. Entre les étapes, des petites bourgades pour faire le plein de carburant et boire un verre de thé, spécialité de la région. Sinon, c’est le désert avec toute sa beauté et ses secrets bien gardés.
Pour réserver les hôtels, j’ai pu obtenir un fichier Excel qui répertorie tous les hôtels classés avec adresse, n° de téléphone et adresse mail. Très peu de sites internet, et la recherche Google envoie toujours vers des plateformes de réservations qui affichent souvent des tarifs fantaisistes quand ce n’est pas la non disponibilité.
Encore une fois, on a fait appel à la bonne vieille méthode du téléphone pour avoir les renseignements et effectuer les réservations. Pour le payement, on a procédé par virements bancaires et c’est un service qui fonctionne plutôt bien, tous les hôtels sont bancarisés. On a également pu récupérer toutes nos factures.
Deux escales importantes, la Ville de Laayoune et celle de Dakhla, chacune à sa manière raconte l’histoire. Si la première est toujours dans la tradition des peuplades Hassani, la seconde est passée dans le Guinness des destinations sportives de l’extrême mais en mode durable et sans excentricité.
Le désert est un lieu magique qui recèle beaucoup d’histoires à raconter et à transmettre. Pour cela, il y a un besoin de mise en tourisme de toute la région faisant appel à ses us et coutumes nomades, que l’on retrouve dans la danse, la musique, l’artisanat, la gastronomie, à ses origines arabes datant des Banu Hassan et à son attachement indéfectible à la monarchie Alaouite.
Après presqu’un demi-siècle après la Marche verte qui a scellé le rattachement du Sahara Occidental à sa mère patrie, la reconnaissance d’un certain nombre de pays et non des moindres de sa marocanité, le temps est venu de faire connaitre au monde entier le potentiel touristique de ces contrées tout en les préservant de tout ce qui pourrait en dénaturer l’identité.
En ce jour anniversaire de la Marche Verte, j’ai été heureux de partager mon sentiment avec un ami, Ayoub Ibnoulfassih, qui a la relaté dans un article du journal « Les Inspirations échos » que vous pourrez lire dans son intégralité ici.