Dimanche 20 mars à Marrakech, 1er jour du printemps , 27°C et un soleil radieux, les orangers de l’avenue Mohamed V sont en fleurs et leur parfum embaume l’espace, une odeur qui a bercé mon enfance et me rappelle à chaque fois le retour des beaux jours, la nature qui reprend ses droits sur fond d’un sommet du Toubkal enneigé que quelques privilégiés découvrent peut être pour le dernier weekend d’hiver.
Et pourtant, c’est un dimanche différent avec une actualité omni présente, dense que personne ne peut ignorer : Le peuple Japonais, très digne qui panse ses blessures après le Séisme, le Tsunami et l’alerte nucléaire toujours d’actualité, La Libye dont le peuple est soumis aux affres d’un fou dont le pays regorge de pétrole qui aurait du faire son bonheur et qui hélas souffre le martyr avec une guerre dont on ne connaît pas encore l’issue aujourd’hui ; cette décision Onusienne tardive bien qu’humanitaire n’en demeure pas moins très lucrative et profite à un autre fou Ivoirien qui pendant ce temps commet les pires exactions et entraine son pays dans une guerre civile.
Et chez nous ?Une autre marche d’une jeunesse toujours aussi impatiente de réformes et de solutions dont tout le monde s’accorde aujourd’hui a reconnaître la légitimité et la justesse, mais qui nécessite, à mon humble avis la mobilisation de tous autour du projet Royal de révision de la Constitution. Encore une fois, pour rester égal à moi même, ma contribution au débat se limitera au seul secteur qui m’interpelle  : Le Tourisme.
En ce moment, et de part cette actualitĂ©, nous subissons tous un ralentissement de notre activitĂ© et je pense qu’il serait malvenu de nous lamenter, car il ya pire ailleurs, mais de profiter de cette contrainte pour revoir tous les dysfonctionnements et les retards que nous avons accumulĂ© dans l’exercice de notre profession car il s’agit de prĂ©parer la reprise Ă laquelle je crois fermement.
D’après plusieurs personnes, le Président de la CGEM avait promis, à la veille de la signature du CPN le 30 Novembre, d’offrir ses bons offices pour une profession unifiée regroupant toutes ses composantes, naturelles et nouvellement crées et œuvrant de chœur pour accompagner la vision 2020. A ce jour, aucune initiative du Patron des Patrons et la situation risque de se détériorer à la veille d’élections cruciales prévues à la mi-avril ?
D’autre part, il semblerai que la mise en place des feuilles de routes régionales soit remise en question par les CRT qui voient d’un très mauvais œil, l’arrivée des ADT dont ils se sentent totalement exclus ? Ceci a été clairement manifesté lors de la réunion du 28 Février et depuis aucune nouvelle sur cette prise de position, d’autant plus que les CRT ne se situent aucunement dans le cadre de la FNT. Quelle est, in fine, leur position dans l’échiquier du Tourisme valeur ce jour et valeur Janvier 2012 ?
Quels rôles seront amenés à jouer les Fédérations de Métier dont il n’est nullement question dans le CPN vision 2020 ? Est ce la mise à mort annoncée d’un système qui a montré ses limites ou alors une refonte profonde pour plus d’efficacité et de résultats à même de s’imbriquer dans la régionalisation avancée et par là même, se positionner en tant qu’acteurs actifs dans cette future démocratie clamée, réclamée et proposée aujourd’hui par SM Le ROI : Une nouvelle Constitution.
A cotĂ© de toutes ses questions qui mĂ©ritent d’être posĂ©es, on ne doit pas oublier les retards que nous avons pris dans la gestion quotidienne de nos entreprises face Ă une mutation rapide du mode de consommation des Touristes, impactĂ©e par la montĂ©e en puissance du Web 2.0 qui permet aujourd’hui aux internautes d’ĂŞtre aujourd’hui les leaders d’opinion, les donneurs d’ordre et les arbitres sur le choix d’une destination et qui restent toujours Ă la recherche d’expĂ©riences nouvelles tenant compte de l’implication de la destination dans la protection de son environnement et dans la rĂ©partition Ă©quitable des revenus de son produit.
Toutes ses données ne sont pas nouvelles et cela serait malhonnête de ne pas reconnaître qu’elles ont été présentées , proposées et discutées lors de séminaires initiés et organisés par l’ONMT dés 2006 et relayé depuis 2010 par l’Observatoire du Tourisme qui multiplie les Workshops auxquels nous sommes tous invités. Bien souvent j’y retrouve des jeunes avides de savoir et cela me réconcilie avec l’avenir : La relève est là et ne demande qu’à s’exprimer. D’ailleurs elle le fait déjà et nous devons l’entendre à défaut de l’écouter.
Bonne semaine Ă tous et si le dĂ©bat vous intĂ©resse, surtout ne vous privez pas de rĂ©agir….
Si les CRT disparaissent ???
Ce que j’en pense Ă titre personnel:
Pour Agadir ce sera une bonne chose car depuis le changement de prĂ©sident du CRT, on nous ressasse toujours le mĂŞme discours triomphaliste. Au bout de plusieurs annĂ©es le prĂ©sident n’a plus besoin de lire un papier il le connaĂ®t par coeur.
Tout ce qu’il a rĂ©ussi depuis qu’il est prĂ©sident du CRT c’est de faire aboutir ce que l’Ă©quipe en place avait mis sur les rails. Rien d’autre que des effets d’annonce !
C’est vrai qu’il est aidĂ© par une Ă©quipe.
Il n’a jamais investi 1 seul dirham sur 1 seule de ses idĂ©es Ă part s’attirer les bonnes grâces de quelques journaleux pour une belle manchette. Il n’a qu’une obsession devenir khalife Ă la place du Khalife.
L’autre est un travailleur. Il est 1 opĂ©rateur de notre industrie touristique qui a su montrer qu’il savait gĂ©rer ses propres affaires ce qui est de bon augure quand on prĂ©tend dĂ©fendre la cause de ses pairs.
Donc 1 CRT avec quelqu’un de sa trempe ça pourra marcher.
Mais dans tous les cas je crois qu’il est indispensable d’ĂŞtre très prĂ©cautionneux quant au choix de qui dirigerait cette nouvelle entitĂ©.