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INDH : Implication des professionnels du Tourisme-1

đź“– Temps de lecture : 3 minutes

J’ai assisté lors du salon TOP RESA, à une conférence sur les financements innovants, où il a été question de l’initiative lancée en Septembre 2009 sous l’appellation «MASSIVEGOOD »au Palais des Nations en présence de Ban Ki-Moon et de très nombreux chefs d’états. En pleine crise économique et devant l’immensité des besoins, il est évident que les fonds publics ne suffisent plus pour faire face en matière de santé dans des pays totalement démunis et principalement en Afrique. Cette initiative est fortement appuyée et accompagnée par les professionnels du Tourisme du monde entier, notamment les agences de voyages ,les compagnies aériennes et les GDS .

Le principe est simple, un micro payement en marginal de l’acte d’achat : 2$, 2€, 2£  selon le pays où l’on se trouve. La multitude des actes crée une levée massive de fond.

Je pense sincèrement, qu’il est temps que le secteur du Tourisme s’investisse dans l’Initiative Nationale pour le Développement Humain, en adoptant une démarche similaire à ce qui a été mis en place pour la MASSIVEGOOD.

En effet, depuis son lancement en 2005 par notre Auguste Souverain, l’INDH qui concerne la lutte contre la pauvreté, la précarité et la marginalisation, n’a pas eu, à mon humble avis l’écho nécessaire de la part des professionnels du Tourisme, alors que les causes défendues sont notre point faible en matière d’image véhiculée dans nos marchés émetteurs.

Il est fort possible que des actions à titres individuels aient été mises en place par les grands groupes, mais ceci est insuffisant, sans une action mobilisatrice de tous les acteurs du tourisme pour éradiquer ces fléaux qui plombent toutes nos actions marketing.

Je pense, à l’instar de ce qui a été fait pour la MASSIVEGOOD, à la mise en place d’une action basée sur le don spontané de 2 dirhams sur chaque transaction touristique, en amont de l’acte d’achat. Cela ira de l’achat du séjour, à celui du billet d’avion, de l’excursion, du cadeau souvenir, du repas, de la location de voiture, de la discothèque etc… Ceci n’impliquera pas uniquement les transactions Tourisme International, mais également le Tourisme National, nous sommes concernés en premier lieu , tout du moins les mieux nantis d’entre nous.

2 dh, pour coller aux 2€,2$ ou 2ÂŁ, c’est symbolique, mais c’est avec les petits ruisseaux que ce forment les grands fleuves. « Une manière de faire massivement le bien, tout en continuant Ă  vivre sa propre vie »la phrase n’est pas de moi.

Cette action pourrait être initié par le CMTR, Comité Marocain du Tourisme Responsable, organisme créé en Septembre 2006 .( j’ai eu l’honneur, es qualité, de participer à sa constitution.) Cette action est dans la logique du développement durable et du qualitatif. Elle mérite d’être débattue au sein de ce comité pour sa mise en place; quand aux chantiers à financer, ils sont largement listés dans le site officiel de l’INDH.

Cette action mérite également d’être débattue par nous tous au sein de nos foyers , de nos entreprises , de nos régions , d’autant plus qu’elle peut être étendue à d’autre formes de consommation de produits et de services.

L’appel est lancĂ© ce jour : 10/10/10

Fouzi ZEMRANI
Fouzi ZEMRANI
Voyagiste militant de la première heure.Past Président de la FNAVM et Past VPG de la CNT. Blogueur passionné depuis 2010. Décoré du WISSAM du Mérite National 1ere Catégorie le 30/07/2019.
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7 Commentaires

  1. Bonsoir messieurs , merci pour l’initiative d’ouvrir le dĂ©bat sur des questions aussi importantes, en dehors du cadre officiel et du politiquement correcte…

    Si je comprend bien, le don de 2 dh pour aider Ă  financer l’INDH, serait payĂ© par le touriste et le professionnel s’occuperait de collecter ledit don.

    Il me semble que dans un esprit de dĂ©veloppement humain, une bonne partie des patrons marocains devraient, prĂ©alablement, se soucier des droits des personnes qui travaillent pour eux… »al mouqarraboune awla ».

  2. Merci de soulever cette question que je soutiendrai volontiers. Il reste que pour la mise en place de cette action, nous aurons besoin de la faire adopter par l’ensemble de la profession Ă  travers ses organes reprĂ©sentatifs. Ces derniers devraient formaliser et codifier son application dans une convention avec les responsables de l’INDH. Une fois ces deux Ă©tapes franchies, chaque agence contribuera Ă  l’action selon les critères arrĂŞtĂ©s.

    Pour rĂ©duire au maximum le temps nĂ©cessaire au franchissement des Ă©tapes nĂ©cessaires, l’action doit ĂŞtre soutenue par les dĂ©cideurs des diffĂ©rentes fĂ©dĂ©rations sectorielles pour la faire adopter au niveau des assemblĂ©es gĂ©nĂ©rales les plus proches.

    En attendant, et pour joindre le geste Ă  la parole, je suis preneur de toute suggestion d’application individuelle que j’adopterai pour mon agence et dont je ferai la promotion auprès des confrères amis de ma rĂ©gion. Au besoin, mon association rĂ©gionale fera inscrire ce point Ă  l’ordre du jour de la prochaine assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de la fĂ©dĂ©ration.

  3. Assez de verbiage et de dĂ©magogie,passez Ă  l’acte . les pauvres attendent de vrais actions au lieu de long discours . MajestĂ© est très placĂ© Ă  ce niveau lĂ  par rapport aux discours des professionnels de Tourisme qui sont avares envers ceux qui travaillent pour eux . l’exemple de la secrĂ©taire qui travaille au sein de leur association qui est le CRT de marrakech . Heureusement qu’il y a encore dans ce monde quelque personne qui respecte la vie humaine .
    No comment .

  4. Cher Jamal,
    Ton long commentaire sur les financements innovants est tout Ă  fait en phase avec l’initiative Royale , et je souhaiterai que l’on se consacre en prioritĂ© Ă  notre pays en incitant et en encourageant les personnes qui en ont les moyens de participer spontanĂ©ment au dĂ©veloppement de notre pays.
    On ne peut pas faire la promotion de notre destination sans régler ces nuisances en priorité , le luxe ne peut pas cohabiter avec les bidons villes .
    Le programme que propose convergence est ambitieux , il faudrait prioriser les actions , en fonction des budgets qui eux même dépendront des fonds qui seront levés .
    Il faut penser Ă  un mĂ©canisme simple , transparent et efficace pour avoir des rĂ©sultats rapides car il y a urgence en la matière et surtout Ă©viter les usines Ă  gaz qui restent souvent des effets d’annonce .

  5. LES FINANCEMENTS INNOVANTS

    Chers amis,

    je soumet Ă  votre aimable apprĂ©ciation, une rĂ©flexion que nous traitons au sein de l’association Convergence, elle a plutĂ´t un caractère humain, il ne s’agit pas de marketing, de communication, de commercialisation, de promotion… c’est tout simplement une prise de conscience! Pourquoi le secteur privĂ© ne s’impliquerait pas clairement envers les plus dĂ©munis?

    Il y a une dĂ©cennie, le monde dĂ©cidait de rĂ©duire de moitiĂ© l’extrĂŞme pauvretĂ© ; d’assurer l’Ă©ducation de tous les enfants ; de rĂ©duire des deux tiers la mortalitĂ© des enfants ; d’amĂ©liorer la santĂ© maternelle ; de combattre le sida et le paludisme, de promouvoir l’Ă©galitĂ© des sexes, de soutenir la croissance Ă©conomique.

    C’Ă©tait il y a dix ans. Beaucoup de progrès ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s, mais le chemin qu’il reste Ă  accomplir est encore immense. Depuis deux ans, le monde a connu une crise Ă©conomique sans prĂ©cĂ©dent. La question qui se pose : est-ce que nous allons prendre prĂ©texte de la crise pour faire moins ou est-ce qu’au contraire dans un sursaut nĂ©cessaire, nous allons ĂŞtre au rendez-vous de nos attentes ?

    La crise est sĂ©vère chez les pays riches, elle crĂ©e du dĂ©ficit. Mais la crise a des consĂ©quences bien pires pour les pays pauvres. Nous n’avons pas le droit de faire moins ni de croiser les bras. Et le souhait que nous prĂ©conisons, nous ambitionnons que l’ensemble des pays dĂ©veloppĂ©s dĂ©cident de faire davantage et naturellement de faire en prioritĂ© pour l’Afrique globalement. Le paludisme tue chaque annĂ©e 1 million d’enfants en Afrique. Pour parler clair, avant la fin de mon message, 30 enfants en Afrique seront morts du paludisme. Nous n’avons pas le droit de nous abriter derrière la crise Ă©conomique pour faire moins ou rester passifs !

    Le FMI prend en charge 2,5 millions de malades du Sida. Si chaque pays industrialisĂ©s suit l’exemple, c’est 4 millions de malades du Sida qui pourront ĂŞtre pris en charge. La question n’est pas de faire des discours, la question c’est de prendre conscience, de faire circuler les recommandations, d’inciter les dĂ©cideurs Ă©conomiques privĂ©s Ă  se joindre Ă  ce formidable Ă©lan de solidaritĂ© international.

    Je souhaite Ă©galement vous faire partager cette conviction que nous n’y arriverons pas avec les seuls fonds publics, que nous devons associer le secteur privĂ©. Par ailleurs, en tant que PrĂ©sident de Convergence, j’essayerai, de promouvoir l’idĂ©e des financements innovants dĂ©fendue par tous ceux qui portent dans leur cĹ“ur le souci du progrès humain qui passe par la bonne santĂ©, l’Ă©ducation, la formation, la crĂ©ation des richesses, la croissance Ă©conomique, le travail dĂ©cent, une qualitĂ© de vie convenable.

    Je veux dire ma conviction qu’alors que tous les pays dĂ©veloppĂ©s sont en dĂ©ficit, il faut trouver de nouvelles sources de financement pour la lutte contre la pauvretĂ©, pour l’Ă©ducation et pour la rĂ©solution des grands problèmes sanitaires de l’Afrique ce qui nous amĂ©ne Ă  associer nos efforts pour notre pays d’abord. Je ne veux pas dire que notre secteur Ă  lui seul a la solution mais il peut y contribuer. Tous les autres secteurs Ă©conomiques sont concernĂ©s Ă  travers le monde, c’est pourquoi chaque entreprise et particulièrement les grandes entreprises dont les mastodontes qui sont sollicitĂ©s Ă  se joindre Ă  cet extraordinaire mouvement qui est Ă  leur honneur par un geste significatif envers les organisations de santĂ© spĂ©cialisĂ©es et autorisĂ©es dans leurs pays respectifs.

    Les financements innovants, nous pouvons le suggĂ©rer. Pourquoi attendre ? La finance s’est mondialisĂ©e (banques, banques d’affaires, entreprises cotĂ©es en bourses…). Au nom de quoi nous ne demanderions pas Ă  la finance de participer Ă  la stabilisation du monde. A Copenhague, les grands pays ont pris des engagements : 30 milliards de dollars par an sur le fast start, 100 milliards pour le dĂ©veloppement. Nous ne serons pas au rendez-vous s’il n’y a pas une avancĂ©e majeure sur les financements innovants.

    J’ajoute pour terminer, une nouvelle fois : tenir nos engagements pour le financement pour le dĂ©veloppement, pour la santĂ©, pour l’Ă©ducation, imaginer des financements innovants, faire toute sa place Ă  l’Afrique notamment, dans la nouvelle culture mondiale. Je ne me lasserai pas de le rĂ©pĂ©ter nous sommes au XXIème siècle, nous ne pouvons pas continuer avec la culture du XXème siècle. L’annĂ©e qui vient, c’est l’annĂ©e de tous les changements possibles. Vous ĂŞtes des chefs d’entreprises, des dirigeants d’unitĂ©s commerciales, des universitaires, des chercheurs et des enseignants… Vous avez un rĂ´le Ă  jouer, celui de sensibiliser votre environnement aux problèmes de l’Afrique en gĂ©nĂ©ral et aux notres en particulier.

    Nous marocains, commençons par crĂ©er une caisse de solidaritĂ© du secteur privĂ© pour venir en aide aux problèmes de santĂ©, d’Ă©ducation, de formation… de nos concitoyens les plus dĂ©munis. Nous contribuerons Ă  soulager une grande partie de nos ressources humaines, leurs parents et leurs enfants.

    Et donc, nous pourrons aspirer Ă  voir une nouvelle gĂ©nĂ©ration montante en bonne santĂ©, Ă©duquĂ©e, formĂ©e, informĂ©e et rompue aux nouvelles techniques du commerce, du tourisme, des voyages, de l’hĂ´tellerie, de la restauration…

    Après la crise, ne retombons pas dans les mauvaises habitudes et dans le train-train quotidien. Cette annĂ©e qui vient doit ĂŞtre celle des grands changements. Vous l’avez compris, le secteur du tourisme souhaite y participer non pas bien sĂ»r pour faire des discours, non pas bien sĂ»r pour donner des leçons mais pour entraĂ®ner le reste des entrepreneurs vers une nouvelle culture, vers une plus grande solidaritĂ© et vers l’Ă©mergence de financements innovants. A cette condition-lĂ , nous serons nous chefs d’entreprises, professionnels du tourisme, universitaires, chercheurs, enseignants… crus et respectĂ©s par l’ensemble des peuples du monde. viendra l’occasion pour parler TOURISME uniquement. Je vous remercie.

  6. En ces temps difficiles la solidaritĂ© est une vraie obligation du coeur. Nous faisons dĂ©jĂ  depuis quelques annĂ©es participer nos clients Ă  nos actions solidaires, que ce soit envers les enfants handicapĂ©s ou les vieillards dĂ©laissĂ©s et ce serait bien que les agences marocaines puissent s’engager sur un projet annuel prĂ©cis, chacune dans leur propre ville et sous couvert de leur Association rĂ©gionale, afin que les sommes collectĂ©es puissent ĂŞtre d’une rĂ©elle efficacitĂ©, ce qu’elles perdraient certainement en Ă©tant trop « saupoudrĂ©es » sur diffĂ©rents projets.
    Reste Ă  mettre en oeuvre le « comment » : matĂ©rialisation de la collecte (il serait peut ĂŞtre plus facile pour les agences de compter disons 5 ou 10 DH par client plutĂ´t que 2 DH par prestations !), systĂ©misation du rĂ©glement, choix du projet et sa rĂ©alisation etc …. Si reprise il y a , çà serait bien qu’elle puisse profiter Ă  tout le monde….

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