Jâai assistĂ© lors du salon TOP RESA, Ă une confĂ©rence sur les financements innovants, oĂč il a Ă©tĂ© question de lâinitiative lancĂ©e en Septembre 2009 sous lâappellation «MASSIVEGOOD »au Palais des Nations en prĂ©sence de Ban Ki-Moon et de trĂšs nombreux chefs dâĂ©tats. En pleine crise Ă©conomique et devant lâimmensitĂ© des besoins, il est Ă©vident que les fonds publics ne suffisent plus pour faire face en matiĂšre de santĂ© dans des pays totalement dĂ©munis et principalement en Afrique. Cette initiative est fortement appuyĂ©e et accompagnĂ©e par les professionnels du Tourisme du monde entier, notamment les agences de voyages ,les compagnies aĂ©riennes et les GDS .
Le principe est simple, un micro payement en marginal de lâacte dâachat : 2$, 2âŹ, 2ÂŁÂ selon le pays oĂč lâon se trouve. La multitude des actes crĂ©e une levĂ©e massive de fond.
Je pense sincĂšrement, quâil est temps que le secteur du Tourisme sâinvestisse dans lâInitiative Nationale pour le DĂ©veloppement Humain, en adoptant une dĂ©marche similaire Ă ce qui a Ă©tĂ© mis en place pour la MASSIVEGOOD.
En effet, depuis son lancement en 2005 par notre Auguste Souverain, lâINDH qui concerne la lutte contre la pauvretĂ©, la prĂ©caritĂ© et la marginalisation, nâa pas eu, Ă mon humble avis lâĂ©cho nĂ©cessaire de la part des professionnels du Tourisme, alors que les causes dĂ©fendues sont notre point faible en matiĂšre dâimage vĂ©hiculĂ©e dans nos marchĂ©s Ă©metteurs.
Il est fort possible que des actions à titres individuels aient été mises en place par les grands groupes, mais ceci est insuffisant, sans une action mobilisatrice de tous les acteurs du tourisme pour éradiquer ces fléaux qui plombent toutes nos actions marketing.
Je pense, Ă lâinstar de ce qui a Ă©tĂ© fait pour la MASSIVEGOOD, Ă la mise en place dâune action basĂ©e sur le don spontanĂ© de 2 dirhams sur chaque transaction touristique, en amont de lâacte dâachat. Cela ira de lâachat du sĂ©jour, Ă celui du billet dâavion, de lâexcursion, du cadeau souvenir, du repas, de la location de voiture, de la discothĂšque etc⊠Ceci nâimpliquera pas uniquement les transactions Tourisme International, mais Ă©galement le Tourisme National, nous sommes concernĂ©s en premier lieu , tout du moins les mieux nantis dâentre nous.
2 dh, pour coller aux 2âŹ,2$ ou 2ÂŁ, câest symbolique, mais câest avec les petits ruisseaux que ce forment les grands fleuves. « Une maniĂšre de faire massivement le bien, tout en continuant Ă vivre sa propre vie »la phrase nâest pas de moi.
Cette action mĂ©rite Ă©galement dâĂȘtre dĂ©battue par nous tous au sein de nos foyers , de nos entreprises , de nos rĂ©gions , dâautant plus quâelle peut ĂȘtre Ă©tendue Ă dâautre formes de consommation de produits et de services.
Lâappel est lancĂ© ce jour : 10/10/10
Bonsoir messieurs , merci pour lâinitiative dâouvrir le dĂ©bat sur des questions aussi importantes, en dehors du cadre officiel et du politiquement correcteâŠ
Si je comprend bien, le don de 2 dh pour aider Ă financer lâINDH, serait payĂ© par le touriste et le professionnel sâoccuperait de collecter ledit don.
Il me semble que dans un esprit de dĂ©veloppement humain, une bonne partie des patrons marocains devraient, prĂ©alablement, se soucier des droits des personnes qui travaillent pour euxâŠÂ »al mouqarraboune awla ».
Merci de soulever cette question que je soutiendrai volontiers. Il reste que pour la mise en place de cette action, nous aurons besoin de la faire adopter par lâensemble de la profession Ă travers ses organes reprĂ©sentatifs. Ces derniers devraient formaliser et codifier son application dans une convention avec les responsables de lâINDH. Une fois ces deux Ă©tapes franchies, chaque agence contribuera Ă lâaction selon les critĂšres arrĂȘtĂ©s.
Pour rĂ©duire au maximum le temps nĂ©cessaire au franchissement des Ă©tapes nĂ©cessaires, lâaction doit ĂȘtre soutenue par les dĂ©cideurs des diffĂ©rentes fĂ©dĂ©rations sectorielles pour la faire adopter au niveau des assemblĂ©es gĂ©nĂ©rales les plus proches.
En attendant, et pour joindre le geste Ă la parole, je suis preneur de toute suggestion dâapplication individuelle que jâadopterai pour mon agence et dont je ferai la promotion auprĂšs des confrĂšres amis de ma rĂ©gion. Au besoin, mon association rĂ©gionale fera inscrire ce point Ă lâordre du jour de la prochaine assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de la fĂ©dĂ©ration.
Assez de verbiage et de dĂ©magogie,passez Ă lâacte . les pauvres attendent de vrais actions au lieu de long discours . MajestĂ© est trĂšs placĂ© Ă ce niveau lĂ par rapport aux discours des professionnels de Tourisme qui sont avares envers ceux qui travaillent pour eux . lâexemple de la secrĂ©taire qui travaille au sein de leur association qui est le CRT de marrakech . Heureusement quâil y a encore dans ce monde quelque personne qui respecte la vie humaine .
No comment .
Cher Jamal,
Ton long commentaire sur les financements innovants est tout Ă fait en phase avec lâinitiative Royale , et je souhaiterai que lâon se consacre en prioritĂ© Ă notre pays en incitant et en encourageant les personnes qui en ont les moyens de participer spontanĂ©ment au dĂ©veloppement de notre pays.
On ne peut pas faire la promotion de notre destination sans régler ces nuisances en priorité , le luxe ne peut pas cohabiter avec les bidons villes .
Le programme que propose convergence est ambitieux , il faudrait prioriser les actions , en fonction des budgets qui eux mĂȘme dĂ©pendront des fonds qui seront levĂ©s .
Il faut penser Ă un mĂ©canisme simple , transparent et efficace pour avoir des rĂ©sultats rapides car il y a urgence en la matiĂšre et surtout Ă©viter les usines Ă gaz qui restent souvent des effets dâannonce .
LES FINANCEMENTS INNOVANTS
Chers amis,
je soumet Ă votre aimable apprĂ©ciation, une rĂ©flexion que nous traitons au sein de lâassociation Convergence, elle a plutĂŽt un caractĂšre humain, il ne sâagit pas de marketing, de communication, de commercialisation, de promotion⊠câest tout simplement une prise de conscience! Pourquoi le secteur privĂ© ne sâimpliquerait pas clairement envers les plus dĂ©munis?
Il y a une dĂ©cennie, le monde dĂ©cidait de rĂ©duire de moitiĂ© lâextrĂȘme pauvretĂ© ; dâassurer lâĂ©ducation de tous les enfants ; de rĂ©duire des deux tiers la mortalitĂ© des enfants ; dâamĂ©liorer la santĂ© maternelle ; de combattre le sida et le paludisme, de promouvoir lâĂ©galitĂ© des sexes, de soutenir la croissance Ă©conomique.
CâĂ©tait il y a dix ans. Beaucoup de progrĂšs ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s, mais le chemin quâil reste Ă accomplir est encore immense. Depuis deux ans, le monde a connu une crise Ă©conomique sans prĂ©cĂ©dent. La question qui se pose : est-ce que nous allons prendre prĂ©texte de la crise pour faire moins ou est-ce quâau contraire dans un sursaut nĂ©cessaire, nous allons ĂȘtre au rendez-vous de nos attentes ?
La crise est sĂ©vĂšre chez les pays riches, elle crĂ©e du dĂ©ficit. Mais la crise a des consĂ©quences bien pires pour les pays pauvres. Nous nâavons pas le droit de faire moins ni de croiser les bras. Et le souhait que nous prĂ©conisons, nous ambitionnons que lâensemble des pays dĂ©veloppĂ©s dĂ©cident de faire davantage et naturellement de faire en prioritĂ© pour lâAfrique globalement. Le paludisme tue chaque annĂ©e 1 million dâenfants en Afrique. Pour parler clair, avant la fin de mon message, 30 enfants en Afrique seront morts du paludisme. Nous nâavons pas le droit de nous abriter derriĂšre la crise Ă©conomique pour faire moins ou rester passifs !
Le FMI prend en charge 2,5 millions de malades du Sida. Si chaque pays industrialisĂ©s suit lâexemple, câest 4 millions de malades du Sida qui pourront ĂȘtre pris en charge. La question nâest pas de faire des discours, la question câest de prendre conscience, de faire circuler les recommandations, dâinciter les dĂ©cideurs Ă©conomiques privĂ©s Ă se joindre Ă ce formidable Ă©lan de solidaritĂ© international.
Je souhaite Ă©galement vous faire partager cette conviction que nous nây arriverons pas avec les seuls fonds publics, que nous devons associer le secteur privĂ©. Par ailleurs, en tant que PrĂ©sident de Convergence, jâessayerai, de promouvoir lâidĂ©e des financements innovants dĂ©fendue par tous ceux qui portent dans leur cĆur le souci du progrĂšs humain qui passe par la bonne santĂ©, lâĂ©ducation, la formation, la crĂ©ation des richesses, la croissance Ă©conomique, le travail dĂ©cent, une qualitĂ© de vie convenable.
Je veux dire ma conviction quâalors que tous les pays dĂ©veloppĂ©s sont en dĂ©ficit, il faut trouver de nouvelles sources de financement pour la lutte contre la pauvretĂ©, pour lâĂ©ducation et pour la rĂ©solution des grands problĂšmes sanitaires de lâAfrique ce qui nous amĂ©ne Ă associer nos efforts pour notre pays dâabord. Je ne veux pas dire que notre secteur Ă lui seul a la solution mais il peut y contribuer. Tous les autres secteurs Ă©conomiques sont concernĂ©s Ă travers le monde, câest pourquoi chaque entreprise et particuliĂšrement les grandes entreprises dont les mastodontes qui sont sollicitĂ©s Ă se joindre Ă cet extraordinaire mouvement qui est Ă leur honneur par un geste significatif envers les organisations de santĂ© spĂ©cialisĂ©es et autorisĂ©es dans leurs pays respectifs.
Les financements innovants, nous pouvons le suggĂ©rer. Pourquoi attendre ? La finance sâest mondialisĂ©e (banques, banques dâaffaires, entreprises cotĂ©es en boursesâŠ). Au nom de quoi nous ne demanderions pas Ă la finance de participer Ă la stabilisation du monde. A Copenhague, les grands pays ont pris des engagements : 30 milliards de dollars par an sur le fast start, 100 milliards pour le dĂ©veloppement. Nous ne serons pas au rendez-vous sâil nây a pas une avancĂ©e majeure sur les financements innovants.
Jâajoute pour terminer, une nouvelle fois : tenir nos engagements pour le financement pour le dĂ©veloppement, pour la santĂ©, pour lâĂ©ducation, imaginer des financements innovants, faire toute sa place Ă lâAfrique notamment, dans la nouvelle culture mondiale. Je ne me lasserai pas de le rĂ©pĂ©ter nous sommes au XXIĂšme siĂšcle, nous ne pouvons pas continuer avec la culture du XXĂšme siĂšcle. LâannĂ©e qui vient, câest lâannĂ©e de tous les changements possibles. Vous ĂȘtes des chefs dâentreprises, des dirigeants dâunitĂ©s commerciales, des universitaires, des chercheurs et des enseignants⊠Vous avez un rĂŽle Ă jouer, celui de sensibiliser votre environnement aux problĂšmes de lâAfrique en gĂ©nĂ©ral et aux notres en particulier.
Nous marocains, commençons par crĂ©er une caisse de solidaritĂ© du secteur privĂ© pour venir en aide aux problĂšmes de santĂ©, dâĂ©ducation, de formation⊠de nos concitoyens les plus dĂ©munis. Nous contribuerons Ă soulager une grande partie de nos ressources humaines, leurs parents et leurs enfants.
Et donc, nous pourrons aspirer Ă voir une nouvelle gĂ©nĂ©ration montante en bonne santĂ©, Ă©duquĂ©e, formĂ©e, informĂ©e et rompue aux nouvelles techniques du commerce, du tourisme, des voyages, de lâhĂŽtellerie, de la restaurationâŠ
AprĂšs la crise, ne retombons pas dans les mauvaises habitudes et dans le train-train quotidien. Cette annĂ©e qui vient doit ĂȘtre celle des grands changements. Vous lâavez compris, le secteur du tourisme souhaite y participer non pas bien sĂ»r pour faire des discours, non pas bien sĂ»r pour donner des leçons mais pour entraĂźner le reste des entrepreneurs vers une nouvelle culture, vers une plus grande solidaritĂ© et vers lâĂ©mergence de financements innovants. A cette condition-lĂ , nous serons nous chefs dâentreprises, professionnels du tourisme, universitaires, chercheurs, enseignants⊠crus et respectĂ©s par lâensemble des peuples du monde. viendra lâoccasion pour parler TOURISME uniquement. Je vous remercie.
En ces temps difficiles la solidaritĂ© est une vraie obligation du coeur. Nous faisons dĂ©jĂ depuis quelques annĂ©es participer nos clients Ă nos actions solidaires, que ce soit envers les enfants handicapĂ©s ou les vieillards dĂ©laissĂ©s et ce serait bien que les agences marocaines puissent sâengager sur un projet annuel prĂ©cis, chacune dans leur propre ville et sous couvert de leur Association rĂ©gionale, afin que les sommes collectĂ©es puissent ĂȘtre dâune rĂ©elle efficacitĂ©, ce quâelles perdraient certainement en Ă©tant trop « saupoudrĂ©es » sur diffĂ©rents projets.
Reste Ă mettre en oeuvre le « comment » : matĂ©rialisation de la collecte (il serait peut ĂȘtre plus facile pour les agences de compter disons 5 ou 10 DH par client plutĂŽt que 2 DH par prestations !), systĂ©misation du rĂ©glement, choix du projet et sa rĂ©alisation etc âŠ. Si reprise il y a , çà serait bien quâelle puisse profiter Ă tout le mondeâŠ.
LâidĂ©e pourrait etre aussi soulevĂ©e lors du ComitĂ© stratĂ©gique qui pourrait Ă©galement en dĂ©battre.