Une récente ordonnance publiée au journal Officiel français, et émanant du secrétariat d’état chargé de la réforme de l’état et de la simplification, vient tout simplement de réduire les critères requis pour exercer le métier d’agent de voyage. En effet, il n’est plus demandé de disposer d’un certain niveau de formation avec un diplôme ou de justifier d’une expérience professionnelle dans le métier. A partir du 1er janvier 2016, il suffit de disposer d’une couverture en assurance responsabilité civile professionnelle et d’obtenir une garantie financière.
D’après un article de Tourmag, cette mesure ne fait pas vraiment de vagues au sein du SNAV, qui semble néanmoins surpris par la brutalité d’exécution d’une directive européenne.
Chez nous, le Ministère du Tourisme est en train de plancher sur un projet de loi depuis 2007, pour libéraliser la profession et l’ouvrir en tenant compte des évolutions qu’à connu le secteur de la distribution en général et celui des voyages en particulier.
En effet, l’arrivée des agences en ligne a complétement changé la donne, la prédominance d’internet ainsi que le changement du mode de consommation des voyages, nécessitent une refonte des textes de lois qui régissent notre profession.
Les agences de voyages marocaines sont régies par la loi 31/96. Elle date de 20 ans, et répondait sûrement à des problématiques de l’époque, mais aujourd’hui, elle est obsolète, difficilement applicable et souvent transgressée sous prétexte de son mutisme face à des situations données.
L’arrivée de nouveaux canaux de distribution, notamment les sites de deals, les ventes groupées, les sites collaboratifs, les booking.com, Expedia et autres nouveautés, n’ont trouvé aucune résistance à pénétrer nos marchés et la loi actuelle est complètement incapable de gérer cette situation qui ne fait que paupériser le tissus des voyagistes, et par là toute la chaine de valeur touristique : Guides, hôteliers, transporteurs, restaurateurs et loueurs de voitures.
Face à cette situation, la réaction du secteur est quasi nulle si on excepte les soubresauts de quelques associations professionnelles, qui essayent de se dépêtrer tant bien que mal, mais sans réels résultats face à un rouleau compresseur, bien organisé, financièrement structuré et qui a déjà pratiquement investit tous les marchés.
Je soupçonne que la prochaine loi se penchera beaucoup plus sur la défense du consommateur, essayera de garantir un équilibre dans le cadre de la compétitivité des acteurs mais ouvrira l’accès à la profession en utilisant la même approche que ce qui a été fait en France : Garantie financière et assurance RCP.
Sauf que le Maroc n’est pas la France, et que les agences de voyages marocaines ne ressemblent en rien aux agences de voyages de l’hexagone. Rien ne les prépare à de tels changements d’autant plus qu’il n’y a aucune information sur le sujet et cela ne pourra pas être reproché à l’administration de tutelle, en l’occurrence la Direction de la Réglementation du Développement et de la Qualité.( DRDQ)
En effet, cette dernière a invité à plusieurs reprises, les instances représentatives à des réunions de partage sur ce projet de Loi sans vraiment recevoir l’écho auquel elle pouvait s’attendre. Seule une poignée de professionnels, dont je fais partie, se sont rendus à ces réunions, qui tout en étant conscients que la loi doit évoluer, ne sont pas réellement convaincus que ce vers quoi on se dirige, serait de nature à améliorer la condition de l’agent de voyage.
Il y a bien entendu des mécanismes d’appui aux entreprises touristiques sous forme d’accompagnements tel que « Moussanada Siyahia », mais la manière dont ils sont proposés ainsi que leur mise en œuvre restent très en deçà de ce que peuvent attendre les professionnels. La solution n’est pas vraiment le financement, mais la formation aux nouveaux métiers du voyage. En clair comment passer d’une gestion classique à une gestion numerique? Comment transformer des agences réceptives en des startup du voyage connectées façon web3.0 ?
J’ai lu avec beaucoup d’intérêt le rapport moral de la FNAVM pour la période 2012-2015, j’ai également épluché l’ensemble des PV des réunions tenues durant la même période par le conseil d’administration de la FNAVM qui est constitué par les représentants de 11 associations régionales. Mis à part la problématique du tourisme religieux, en l’occurrence le Hadj et la Omra, il n’y a aucune allusion au tourisme qu’il soit réceptif ou interne et encore moins à la future loi. Comment peut on être autiste à ce point et ignorer les valeurs du métier et son implication dans le développement du tourisme national ?
Certes, le tourisme religieux est important, il permet à un grand nombre d’agences de subsister mais il ne doit pas occuper toute la place au détriment des autres chantiers structurants. Ma remarque concerne également la tutelle qui a été à son tour happée par le pèlerinage au point de lui dédier une cellule à plein temps et tout au long de l’année. Et toute la relation qui lie aujourd’hui le Ministère à la FNAVM, n’est basée que sur la gestion du dossier Hadj.
Alors quid des autres agences qui interviennent dans le tourisme nature, le tourisme MICE, le tourisme réceptif, le tourisme interne, le tourisme des croisières et le tourisme out going ? Elles sont livrées à elles mêmes, faisant face seules aux crises conjoncturelles que connaît le secteur, sans véritable porte voix pour défendre leur cause à l’échelon local ou à l’échelon national.
Depuis la mise en ligne de ce blog, je n’ai cessé de militer pour une restructuration de FNAVM, pour quelle soit impliquée, responsable, représentative et force de proposition. En l’état actuel, quelque soit la personne qui aura la charge de présider à son destin, elle se heurtera aux forces d’inertie qui constituent la majorité et qui sont hermétiquement clos à tout changement, à toute restructuration et à toute réforme.
Sans une véritable révolution qui passe par l’intégration des élites, le rajeunissement et la féminisation des instances dirigeantes je ne pense pas qu’il y est un avenir pour la profession d’agent de voyage.

Bonjour tous le monde
il est temps que les responsables du tourismes et le ministère du tourismes passe a l’action, on est en marchĂ© arrière depuis l’an 201(
L’Espagne et le Portugal nous bouffe presque tous le marché des touristes international et national
MĂ©tier d’agent de voyages au Maroc???? un futur tres compliquĂ©???? le ministère a toutes les possibilitĂ©s de controler les malfaiteurs? ils se cachent mais pas trop, regardez par exemple le site tripadvisor sur lequel ils sont rĂ©pertoriĂ©s: https://www.tripadvisor.co.uk/Attractions-g293734-Activities-c42-Marrakech_Marrakech_Tensift_El_Haouz_Region.html
Meme chose pour Casablanca sur le meme site, plusieurs noms d’agences virtuels par des chauffeurs, un tĂ©lĂ©phone mobile et une boite gmail.
Notre ministère n’a jamais contactĂ© ce site pour vĂ©rifier les licenses, mais apres la diffusion de la listes des agences agreĂ©es.
l’application du voucher peut aider a minimiser l’informel surtout les voyages d’aventures et natures/dĂ©couvertes.
Les étrangers résident operant des sites internet avec partenaires marocains (Ali et Mohamed comme dit avant)
Les delegations et leur control surtout le dernier pour voir si les agences de voyages respectent les cinq employés??? ils pouvaient inclur la liste des obstacles face a ces agences, par contre ils cherchent des piéges.
Le ramassage ou les agences autour de la place, riads, hotels et hostels avec panneaux offrant des voyages/excursions sur leur site doivent etre avertis par ecris avant de les pénalisés.
C’est le temps pour les agences de voyages marocaine d’investir dans le web. C’est primordiale de nos jours.
Les agences de voyages spĂ©cialisĂ©s NATURE – AVENTURE, rament pour subsister, face Ă la crise actuelle, face Ă la dĂ©tĂ©rioration du climat, oĂą tout opĂ©rateur dans le Sud avec une simple patente ou sans, est devenu Agent de voyage, confectionne bivouacs, circuits en 4×4 ou Ă dos de chameaux, loue voiture et VTT encadrĂ©. C’est Ă dire exactement comme le dĂ©finit la loi 31/96 des AG.
Reconnaissons avec humilité que tout le monde est dépassé, l’urgence de l’économie et de la liberté empêche l’application de la loi.
Les associations professionnelles sont mortes, faute d’économie et de bonne volonté de parts et d’autres.
Que faire ?
Il me semble pourtant important de protéger l’IMAGE du Tourisme marocain, surtout par les temps qui courent, où il serait dangereux de laisser continuer ce développement anarchique d’opérateurs apprentis.
Un accompagnement doit être dispensé à ces opérateurs légaux et illégaux. Car, que nous le voulions ou non, l’internet est devenu un droit et il serait bien difficile et délicat d’arrêter ces groupes de touristes sous prétexte que l’organisation n’a pas la licence !
Le monde est ouvert.
A nous AG d’être meilleur.
Merci à l’Etat, au Ministère du Tourisme, aux ONGs et associations diverses de nous accompagner AV et les autres, pour progresser et garantir le meilleur service pour les touristes, ces voyageurs en quête de découverte, qui nous aident à progresser.
Merci à l’Etat, d’harmoniser les règles, taxes et impôts, afin d’ouvrir une concurrence loyale. L’économie en sera boostée.
Merci Ă l’Etat de protĂ©ger nos dĂ©serts et montagnes, nos sites ancestraux et le monde rural, avec de vĂ©ritables Parcs Nationaux, car quads et motos, 4×4 et rallyes – raids viennent avec leurs foudres dĂ©truire irrĂ©mĂ©diablement notre patrimoine, le saccager aux faux prĂ©textes d’aventures et de devises, oĂą les portes de notre pays leurs sont ouvertes par ignorance des dĂ©gâts causĂ©s.
Les pays d’Europe ou USA, respectueux de leurs sites Nationaux, ont INTERDIT depuis 20 ans ces activités motorisées.
Ayons le COURAGE et l’image d’un MAROC RESPONSABLE, nécessité pour progresser dans ce monde en recherche d’authenticité.
JP Datcharry
Un article qui résume tout, faut encore des oreilles qui écoutent, du courage pour changer la situation.
Lecture du testament d’AV
Encore une fois, tu as vu juste ! A la lecture de cet article, j’avais l’impression de lire un testament, notre testament, celui des agences de voyages – si l’on peut toujours se nommer ainsi. Ca fait froid dans le dos de lire qui hĂ©ritera après notre disparition, comment est organiser l’exĂ©cution testamentaire, et de savoir que tout ce fera dans un silence total et absolu.
Encore une fois, cher Fouzi, tu Ă©voques un sujet intĂ©ressant et d’actualitĂ©, Ă©tant donnĂ© les circonstances que vit notre profession et, en particulier, notre fĂ©dĂ©ration. Je comprends que notre pays ne peut pas ignorer ce qu’on fait ailleurs, en termes de rĂ©glementation. Nos lois sont très anciennes et ne permettent plus Ă la tutelle de remplir son rĂ´le, sans essayer de revoir les textes qui nous rĂ©gissent afin qu’ils soient applicables et pourraient rĂ©pondre aux changements et mutations que vit le monde en termes de globalisation et mondialisation. Je comprends que la France veuille faire changer la loi, voire la simplifier pour pouvoir crĂ©er plus d’opportunitĂ© d’emplois et offrir aux jeunes diplĂ´mĂ©s, qui des fois n’ont pas les moyens financiers pour s’installer Ă leur propre compte. Je comprends qu’en appliquant cette ouverture, on peut augmenter l’assise fiscale du pays. C’est un peu le cas chez nous aussi. La loi 31/96 permet de crĂ©er, au moins, 5 emplois permanents et d’alimenter les caisses de la CDG d’une caution de 200 000,00 versĂ©e en numĂ©raire. Et, le projet de loi qui tarde Ă sortir au grand jour, risque de dĂ©plaire aux anciennes gĂ©nĂ©rations de voyagistes. Car il pourrait ouvrir d’autres horizons Ă une grande partie d’investisseurs marocains et Ă©trangers qui est Ă la recherche d’opportunitĂ©s d’affaires dans notre secteur. Le nouveau projet de loi, pour amĂ©liorer, la loi actuelle, se veut mieux adaptĂ© aux mutations que vit notre pays, en termes de rĂ©gionalisation et visions sur le secteur. Simplement, si la loi telle que dĂ©cidĂ©e en France encourage une ouverture Ă©largie, nous devrions dans notre pays ĂŞtre plus vigilants Ă son application. DĂ©jĂ que la loi actuelle, telle qu’elle est conçue, favorise le rush vers notre mĂ©tier de gens qui sont motivĂ©s par un gain rapide. Il suffit de voir combien d’entre nous ne vivent qu’avec le tourisme religieux ou l’Outgoing. Chose qui rĂ©duit la qualitĂ© de service et affecte le niveau intellectuel et dĂ©grade le volet formation professionnelle. Notre jeunesse n’est motivĂ©e que par ce pourrait offrir le tourisme, en terme de prestige, voyages mais pas en rĂ©munĂ©ration. La Preuve c’est qu’un grand nombre de laurĂ©ats de l’ISITT et d’autres grandes Ă©coles professionnelles, une fois leur diplĂ´me en poche avec un peu d’expĂ©rience acquise en agences de voyages ou hĂ´tellerie, s’orientent vers d’autres horizons et secteurs, d’ici ou d’ailleurs. Quant Ă la FNAVM, tant qu’elle restera un otage entre les mains de personnes qui ont fait du tourisme religieux, leur gain pain principal, notre institution aura des difficultĂ©s Ă assainir le secteur et surtout Ă unifier ses rangs.