Accueil REFLEXION ANALYSE Tourisme en État d’Urgence

Tourisme en État d’Urgence

9
📖 Temps de lecture : 10 minutes

 

Si je devais faire le point sur la situation que nous traversons depuis prĂšs de 21 mois, je dirais qu’il y a des hauts et des bas, mais que les bas l’emportent largement sur les hauts au vu de l’évolution de mes Ă©tats d’ñme  et des nouvelles qui nous parviennent chaque jour.

Nous sommes dans une sorte de partie d’échecs avec un virus qui a  plusieurs coups d’avance, qui est imprĂ©visible et qui finit par faire tourner en bourrique les experts en Ă©pidĂ©miologie du monde entier.

Du coup les gouvernements rĂ©agissent par Ă -coups, les uns privilĂ©giant le tout sanitaire, d’autres le tout Ă©conomique et d’autres encore un mix des deux, mais dans tous les cas de figure , c’est en fonction des moyens que les Ă©tats peuvent mettre en place pour contrer les effets de la pandĂ©mie.

En France,  ils ont dĂšs le dĂ©but optĂ© pour le « quoi qu’il en coute » et ils ont mis le paquet particuliĂšrement pour le secteur du tourisme afin de protĂ©ger une industrie qui reprĂ©sente beaucoup pour leur image de marque. Être N°1 des destinations touristiques cela se prĂ©serve et il est hors de question de mettre en pĂ©ril le savoir-faire français acquis au fil des ans et exportable aux quatre coins du monde.

Et ce n’est pas seulement une question d’échĂ©ance Ă©lectorale, la derniĂšre mesure prise par le gouvernement français concernant la relance du tourisme n’a Ă©tĂ© remise en cause par aucune force politique, qu’elle soit de gauche, de droite ou du centre, car apparemment le tourisme fait l’unanimitĂ© autour de lui et personne ne contrecarrera les dĂ©cisions prises y compris l’opinion publique, les vacances Ă©tant sacrĂ©es pour les français car voyager fait presque partie des droits de l’homme et du citoyen.

Si je me permet de parler du cas de la France et sans vouloir titiller personne, c’est tout simplement parce que dans la gestion de la crise actuelle  et plus particuliĂšrement concernant le tourisme, ils n’ont pas lĂ©sinĂ© sur les moyens  tant pour les salariĂ©s que pour les entreprises touristiques toutes branches confondues.

Étant constamment en contact avec des confrĂšres de l’hexagone, j’ai pu constater par exemple, comment les agences de voyages et les tour-opĂ©rateurs ont Ă©tĂ© traitĂ© depuis le dĂ©but de la pandĂ©mie et mĂȘme aprĂšs le confinement car bien que n’étant pas fermĂ©es administrativement, mĂȘme si le tourisme ne fait pas partie des commerces non essentiels,  ils Ă©taient dans l’incapacitĂ© d’exercer leurs activitĂ©s du fait des contraintes de mobilitĂ© tant Ă  l’intĂ©rieur du pays  que vers l’étranger.

Un vĂ©ritable plan de soutien a Ă©tĂ© mis en place et exĂ©cutĂ© de maniĂšre Ă  permettre aux entreprises de sauvegarder les emplois sans mettre en pĂ©ril leur trĂ©sorerie avec des amĂ©nagements pour les obligations fiscales allant du report Ă  l’annulation de certaines charges, sans oublier des crĂ©dits garantis par l’état avec un taux prĂ©fĂ©rentiel compris entre 1% et 2,5% et un diffĂ©rĂ© de remboursement allant de un Ă  deux ans suivant l’évolution de la situation sanitaire. Bien entendu, mise en place dĂšs le dĂ©but d’un systĂšme d’avoirs sur les avances clients permettant aux entreprises touristiques de mĂ©nager leur trĂ©sorerie tout en gardant un lien avec leurs clients pour une Ă©ventuelle reprise. Encore aujourd’hui avec l’arrivĂ©e du variant Omicron, le Ministre de l’économie et des finances français a envisagĂ© publiquement la continuitĂ© des mesures de soutien au-delĂ  de la date prĂ©vue.

Chez nous, et dĂšs le 16 mars, les professionnels du Tourisme reprĂ©sentĂ©s par la CNT ont attirĂ© l’attention du ComitĂ© de Veille Ă©conomique sur les risques encourus par le lockdown imposĂ© par l’État d’Urgence Sanitaire, en prĂ©sentant un Ă©tat des lieux avec projection sur six Ă  douze mois, ainsi qu’une sĂ©rie de mesures Ă  mettre en place pour limiter les difficultĂ©s que  le secteur sera amenĂ© Ă  rencontrer , sachant qu’il sera le premier impactĂ© et le dernier Ă  reprendre.

Puis il y a eu la fermeture des frontiĂšres, le confinement et le couvre-feu. La vie s’est soudain arrĂȘtĂ©e, les commerces dits non essentiels  ont Ă©tĂ© fermĂ©s, pour les entreprises touristiques, hĂŽtellerie, agences de voyages, transport touristique
elles ont fermĂ© aussi par la force des choses.

Jusqu’au 30 juin 2020, le secteur du tourisme n’a reçu aucun traitement de faveur si ce n’est l’indemnitĂ© forfaitaire pour les salariĂ©s de tous les secteurs touchĂ©s mise en place le 28 Mars 2020 suite Ă  la crĂ©ation du fond SpĂ©cial pour la gestion de la pandĂ©mie sur dĂ©cision de SM le ROI que Dieu l’assiste.

Il a fallut plusieurs mois de tractations et l’implication totale il faut le dire du dĂ©partement du tourisme, pour arracher un contrat programme reprenant l’ensemble des mesures proposĂ©es par la CNT dĂšs le 16 mars.

Finalement, c’est aux forceps que le 6 Aout 2020, un contrat programme couvrant la pĂ©riode 2020-2022 fut signĂ© entre l’État et le secteur privĂ© reprĂ©sentĂ© par la ConfĂ©dĂ©ration Nationale du Tourisme et le GPBM. Ce document concerne un plan de soutien et de relance du secteur touristique et ambitionne Ă©galement de donner une impulsion forte au secteur et insuffler une nouvelle dynamique pour accompagner sa relance et sa transformation, Ă  travers trois objectifs majeurs :

  • PrĂ©server le tissu Ă©conomique et l’emploi ;
  • AccĂ©lĂ©rer la phase de redĂ©marrage ;
  • Poser les bases d’une transformation durable du secteur.

Pour atteindre ces trois objectifs, 21 mesures sont prĂ©conisĂ©es engageant l’État reprĂ©sentĂ© par Le MinistĂšre du Tourisme de l’Artisanat, du Transport AĂ©rien et de l’Économie Sociale, Le MinistĂšre de l’Économie et des Finances et le MinistĂšre du Travail et de l’Insertion Professionnelle.

Deux mesures phares ont Ă©tĂ© mises en Ɠuvre Ă  la signature du Contrat programme, il s’agit de la mesure N°1 concernant l’octroi d’une indemnitĂ© forfaitaire mensuelle de 2000 Dh aux salariĂ©s du secteur touristique jusqu’au 31 DĂ©cembre 2020 sous rĂ©serve du maintien de 80% des emplois dĂ©clarĂ©s Ă  la CNSS par les entreprises touristiques et la mesure N°8 concernant les avoirs clients sujets de la loi 30-20 adoptĂ©e par le parlement et publiĂ©e au bulletin officiel le 1er juin 2020.

Il faut noter que les loueurs de voitures et les restaurateurs touristiques ont été exclus ce contrat programme bien que lourdement impactés par la pandémie.

En date du 6 janvier 2021, un avenant Ă  ce contrat programme a prorogĂ© l’indemnitĂ© forfaitaire au 31Mars 2021 de mĂȘme que le Transport Touristique ainsi que la location de voiture ont vu la durĂ©e d’exploitation de leurs vĂ©hicules prolongĂ©e d’une annĂ©e.

Enfin toujours le 6 janvier 2021, un contrat programme entre L’État, La CGEM et la FĂ©dĂ©ration des Chambres du Commerce d’Industrie et de services a permis aux restaurateurs de bĂ©nĂ©ficier Ă©galement d’une indemnitĂ© forfaitaire pour leurs salariĂ©s mais seulement Ă  partir du 1er Janvier 2021.

Dans l’absolu, le contenu de ce contrat programme permettait aux entreprises touristiques de tenir le coup durant cette crise, sauf que mis Ă  part les mesures prĂ©citĂ©es, la quasi-totalitĂ© des autres mesures sensĂ©es d’un cĂŽtĂ© prĂ©server les entreprises et les salariĂ©s et de l’autre prĂ©parer une reprise au lendemain de la levĂ©e des contraintes sanitaires, n’ont jamais Ă©tĂ© dĂ©ployĂ©es.

Une des mesures qui devaient permettre aux professionnels du tourisme de souffler, la fameuse mesure 7 qui prĂ©voyait un moratoire* pour le remboursement des Ă©chĂ©ances des crĂ©dits bancaires et des leasings sans paiement de frais ni de pĂ©nalitĂ©s pour les entreprises touristiques et leurs salariĂ©s, n’a jamais Ă©tĂ© mise en place par l’État qui s’était engagĂ© Ă  le faire auprĂšs des organismes de crĂ©dit.  

Et pourtant, toutes ces mesures avaient leur importance pour maintenir en Ă©tat un tissu d’acteurs de tailles diverses composĂ© de professionnels aguerris et croyant en une reprise imminente.   

Un sondage effectuĂ© par la CNT auprĂšs d’un Ă©chantillon de 350 entreprises membres en mai 2021 informe que 65% n’ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d’aucun crĂ©dit, que 45% ont trouvĂ© cela compliquĂ©. 78% n’ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d’aucun report d’échĂ©ance sans frais et aucun report d’impĂŽt n’a Ă©tĂ© accordĂ©.

Devant le retard pris pour la mise en Ɠuvre du Contrat programme, nous avons dĂ©cidĂ© de sensibiliser les groupes parlementaires. C’est ainsi que le 24 mai 2021, nous avons rencontrĂ© tour Ă  tour les reprĂ©sentants de l’ISTIQLAL, du PAM, du RNI, de l’UC et du PJD et les avons alertĂ©s sur la situation de notre secteur tant sur le plan Ă©conomique que social. Beaucoup de courtoisie , mais trĂšs peu d’actes, leur tĂȘte Ă©tait dĂ©jĂ  dans la future campagne Ă©lectorale et notre secteur est juste la cerise sur le gĂąteau, pas le gĂąteau
.

Suite Ă  cette rĂ©union, nous avons Ă©tĂ© reçus par le chef de Gouvernement le 1er Juin qui nous a Ă©coutĂ© d’une oreille attentive et gratifiĂ© d’une attitude compatissante nous recommandant la patience face Ă  une situation qui l’embarrassait autant que nous , mais apparemment dĂ©passait son pĂ©rimĂštre d’exĂ©cution !  

Par la suite lors d’une derniĂšre rĂ©union informelle tenue au MinistĂšre de l’Économie et des Finances toujours le 1er Juin 2021, en prĂ©sence du Ministre de L’Économie et des Finances, de la Ministre du Tourisme et du PrĂ©sident de la CGEM, durant laquelle la CNT a plaidĂ© la cause des entreprises touristiques sur la base d’un N-iĂšme plan de soutien et de relance du secteur face Ă  une crise qui n’en finit pas.

Toutes les demandes faites ce jour-lĂ  Ă©taient lĂ©gitimes, frappĂ©es du bon sens, non onĂ©reuses et n’avaient soulevĂ© aucune objection de la part de nos interlocuteurs puisqu’en dĂ©finitif, elles ne concernaient que le dĂ©ploiement du contrat programme dĂ©jĂ  signĂ© depuis le 6 Aout 2020 et Ă©vitaient une catastrophe Ă©conomique et sociale annoncĂ©e due Ă  la situation sanitaire imprĂ©visible  qui empĂȘchait une reprise normale de notre activitĂ© en particulier.

Pendant tout l’étĂ© , nous avons espĂ©rĂ© une reprise, cru en un tourisme local, militĂ© pour une mobilitĂ© interne, pour la vaccination de nos salariĂ©s, pour un pass vaccinal, pour une levĂ©e du couvre-feu, enfin pour tout ce qui nous aurait permis de reprendre une activitĂ© pour faire face Ă  nos engagements vis-Ă -vis de nos salariĂ©s, de nos crĂ©anciers, du percepteur, du bailleur, de la RADEEMA, de IAM , de l’assureur , sans oublier les frais de scolaritĂ© de nos enfants, le pharmacien, le docteur et tous les autres 
et vivre dignement.

Puis il y a eu des élections législatives et communales, un changement de majorité, un nouveau gouvernement et un nouveau modÚle de développement sans que tout cela ne change rien à notre situation.

Nous n’avons plus aucune nouvelle du ComitĂ© de Veille Économique, notre tutelle voyage et nous, nous tournons en rond cherchant dĂ©sespĂ©rĂ©ment une issue de secours.

Une situation qui me rappelle un sketch de Raymond Devos que je vous recommande vivement, il s’intitule le plaisir des sens.

*Un Moratoire selon Larousse : DĂ©lai accordĂ© par le lĂ©gislateur Ă  une catĂ©gorie de dĂ©biteurs dont le paiement des dettes est difficile ou impossible Ă  la suite des circonstances (Guerre, Crise Ă©conomique
etc.)

9 Commentaires

  1. Ce qui y est dit par Ă©crit est plutĂŽt vĂ©ritĂ© et objectivitĂ©. Il y a aussi courage dans le respect de la diplomatie perse
sinon aussi pourquoi tout le secteur n’est point considĂ©rĂ© comme important ou stratĂ©gique ? Les dĂ©cisions Ă  la Lucky luck de certaines autoritĂ©s le prouvent bien.Sachant qu’ils ne nous veulent que du bien
 Pourtant nous avons Ă©tĂ© extrĂȘmement fiers des actions pertinentes de nos plus hautes autoritĂ©s concernant a la fois la prĂ©vention et la campagne de vaccination Ă  grande Ă©chelle.Cela dit ,ensuite ,parait il que selon certains responsables par leurs dĂ©cisions et leurs actions nous ne devons compter que sur nous mĂȘme
.notre manque de lobbying est il dĂ» Ă  notre manque de crĂ©dibilitĂ© ????
à nos divisions ? Ă  nos immaturitĂ©s associatives ?

  2. A londre oĂč le Covid a fait des ravages tout est ouvert, discothĂšque, club, restaurant, centre commercial et le masque reste au choix.
    Vous pensez que les stratÚges dans ce pays sont dupes et ne pensent pas à la santé des citoyens et des visiteurs touristiques


  3. Merci Fouzi pour ce post, ces rappels multiples, cette alerte de plus.
    Comme Devos nous sommes dĂ©jĂ  dans l’ambulance.
    Souhaitons que les sens interdits s’ouvrent avant que la voiture noire ne nous rattrape.
    Le tourisme arrive au bout de son optimisme.
    Ce dernier tour de piste est le pire, en mars 2020 nous avions quelques réserves, la meilleure saison depuis longtemps devant nous.
    En octobre 2021, repartait l’espoir et le carnet de commande commençait Ă  frĂ©mir. Il s’est vidĂ© encore plus vite qu’en mars 2020.
    Dans ce cas c’est un train « noir » qu’il faut pour emporter toute la profession du Tourisme, chaque wagon sa spĂ©cialitĂ©, entrainant tous ces mĂ©tiers annexes qui font l’économie du Maroc.
    Tellement chargĂ© le train s’arrĂȘtera de rouler, sans prioritĂ©.

  4. Mon cher Fouzi,

    A lire ton excellent texte qui rĂ©sume ces derniers 21 mois avec beaucoup de luciditĂ© je ne peux m’empĂȘcher de penser Ă  une rĂ©flexion d’un de nos collĂšges en 2008 – autre crise, autre moeurs – qui disait sur un ton de dĂ©couverte attristĂ©e «  finalement ,nous les gens du Tourisme, nous ne sommes que la 5Ăšme roue de la charrette » !!!
    Et c’est bien ce sentiment qui jaillit Ă  nouveau , sentiment d’inutilitĂ©, sensation de transparence allant Ă  l’invisible, malgrĂ© les milliers d’emplois créés par cette industrie, emplois maintenant perdus, expertise diminuĂ©e, et surtout familles sans ressources aucunes depuis le mois de Juin. Tous ces serveurs, rĂ©ceptionnistes, chauffeurs, femmes de chambres, agents de sĂ©curitĂ©s, forfaitistes et chefs de projets, guides, artisans, etc
 comment font ils pour nourrir leurs enfants, payer leur Ă©cole, les faire soigner ????? On peut se priver soi mĂȘme mais comment peut on accepter de ne pas pouvoir s’occuper correctement de ses propres enfants ????
    C’est la question que je pose Ă  tous ceux qui ont le pouvoir d’ y faire quelque chose, Ă  ceux qui auraient pu faire appliquer ce contrat cadre, pour que tous ces « gens du Tourisme » puissent avoir la sensation de ne pas avoir Ă©tĂ© complĂštement inutiles pour leur pays ces 30 derniĂšres annĂ©es et au delĂ , de ne pas avoir Ă©tĂ© cette 5Ăšme roue de la charrette si mal considĂ©rĂ©e 


  5. Mon cher Fouzi,

    A lire ton excellent texte qui rĂ©sume ces derniers 21 mois avec beaucoup de luciditĂ© je ne peux m’empĂȘcher de penser Ă  une rĂ©flexion d’un de nos collĂšges en 2008 – autre crise, autre moeurs – qui disait sur un ton de dĂ©couverte attristĂ©e «  finalement ,nous les gens du Tourisme, nous ne sommes que la 5Ăšme roue de la charrette » !!!
    Et c’est bien ce sentiment qui jaillit Ă  nouveau , sentiment d’inutilitĂ©, sensation de transparence allant Ă  l’invisible, malgrĂ© les milliers d’emplois créés par cette industrie, emplois maintenant perdus, expertise diminuĂ©e, et surtout familles sans ressource aucune depuis le mois de Juin. Tous ces serveurs, rĂ©ceptionnistes, chauffeurs, femmes de chambres, agents de sĂ©curitĂ©s, forfaitistes et chefs de projets, guides, artisans, etc
 comment font ils pour nourrir leurs enfants, payer leur Ă©cole, les faire soigner ?????
    On peut se priver soi mĂȘme mais comment peut on accepter de ne pas pouvoir s’occuper correctement de ses propres enfants ????
    C’est la question que je pose Ă  tous ceux qui ont le pouvoir d’ y faire quelque chose, Ă  ceux qui auraient pu faire appliquer ce contrat cadre, pour que tous ces « gens du Tourisme » puissent avoir la sensation de ne pas avoir Ă©tĂ© complĂštement inutiles pour leur pays ces 30 derniĂšres annĂ©es et au delĂ , de ne plus ĂȘtre cette 5Ăšme roue de la charrette si mal considĂ©rĂ©e 


  6. Mon cher Fouzi
.Raymond Devos
est une bonne illustration de l’état de notre MinistĂšre de tutelle .
    Je te proposee une autre perception :  » les promesses n’engagent que ceux qui y croient »
    *Le Tourisme n’a jamais Ă©tĂ© un secteur prioritaire ..c’est NOUS TOUS qui l’avons rendu prioritaire .
    * en 45 ans de Tourisme..28 ..38 ministres ..je n’arrive plus à les compter
!!
    Nous sommes aujourd’hui les laisser pour compte de notre Économie ALORS que TOUS je dis bien TOUS les secteurs de l’économie en ont bĂ©nĂ©ficiĂ© .
    J’ai exercĂ© tous les mĂ©tiers du Tourisme
hĂŽtelier, coopĂ©rant au sein du ministĂšre du Tourisme , agent de voyages, transporteur touristique, maison d’hĂŽtes
a l’exception de guide..et je n’y ai trouvĂ© que contraintes au point que je suis incapable de citer une mesure prise en faveut de notre secteur.
    Bon courage pour ceux qui y croient encore .’
    N.B: A quand le dĂ©cret d’application du versement de l’aide de solidaritĂ© ??plus de 5 mois que le personnel attend 
on se moque de qui .?
    1/ Juillet et AoĂ»t ,nous n’avons pas travaillĂ© (dĂ©claration de TVA Ă  l’appui ) facile Ă  contrĂŽler.
    2/ finalement le PJD ce n’était pas si mal que cela . ..!!
    Bref nous avons une ingĂ©nieure Ă  la tĂȘte de notre MinistĂšre de tutelle 
à quand un mĂ©decin urgentiste et un pharmacie 
pour soigner nos plaies ??

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaĂźt entrez votre commentaire!
S'il vous plaĂźt entrez votre nom ici

Quitter la version mobile