Jâai longtemps hĂ©sitĂ© Ă Ă©crire ce post , eu Ă©gard Ă la pĂ©riode de turbulences que traverse le secteur du tourisme et ceci afin de ne pas alimenter une polĂ©mique qui a dĂ©jĂ fait des dĂ©gĂąts collatĂ©raux et au delĂ .
Cependant, et dans le seul objectif de couper court Ă des contres vĂ©ritĂ©s, colportĂ©es par des membres aujourdâhui suspendus, il me semble important dâĂ©clairer mes lecteurs sur la rĂ©alitĂ© des faits concernant le Contrat ProgrĂšs signĂ© entre le MinistĂšre du Tourisme, celui des Finances et la CNT que jâai lâhonneur de co-prĂ©sider pendant quelques jours encore.
Le fait de rĂ©duire le contrat progrĂšs Ă une simple subvention, est en soi une mĂ©connaissance totale du contenu, voire une hĂ©rĂ©sie concernant lâesprit qui nous a animĂ© depuis 2015, pour mettre en place un vĂ©ritable partenariat Public PrivĂ©, scellĂ© aujourdâhui par ce document dâanthologie qui va au fond des problĂšmes que vit le secteur associatif en gĂ©nĂ©ral et celui du tourisme en particulier: La Gouvernance.
Dâaucuns se gargarisent en rĂ©pĂ©tant Ă qui veut les entendre, que nous nâavons jamais communiquĂ© sur ce contrat progrĂšs. Câest faux et mensonger, puisquâil Ă©tait le projet du mandat et chaque fois que cela Ă©tait nĂ©cessaire, il a Ă©tĂ© Ă lâordre du jour de nos rĂ©unions. La derniĂšre en date est celle du conseil dâadministration tenu le 16 mars Ă Marrakech, oĂč nous avons pris la peine de donner les grandes lignes de ce contrat et ce qui en Ă©tait attendu. Il faut croire que ce jour lĂ , certains administrateurs avaient dâautres visĂ©es et dâautres attentes : la disruption de la CNT.
Depuis notre Ă©lection en dĂ©cembre 2014, nous avions pris lâengagement de revoir de fond en comble la gouvernance de notre secteur afin de rĂ©pondre aux engagements signĂ©s par nos prĂ©dĂ©cesseurs dans le cadre des contrats programmes Vision 2010 et 2020. Engagements qui nâont jamais Ă©té tenus, non pas depuis 10 ans comme certains se plaisent Ă le rĂ©pĂ©ter, mais depuis 2003, câest Ă dire au lendemain de la signature devant Sa MajestĂ© le Roi que Dieu lâassiste.
Les causes sont diverses et variĂ©es, je passerai sur le laxisme, le manque de rigueur pour ne mâattarder que sur un seul sujet : le manque dâarguments pour convaincre les entreprises touristiques Ă adhĂ©rer en masse Ă leurs structures associatives et crĂ©dibiliser par lĂ leur existence.
Bien sĂ»r , il y a la loi qui oblige les entreprises touristiques Ă Â adhĂ©rer aux Associations rĂ©gionales, et ces mĂȘmes associations Ă se constituer en FĂ©dĂ©rations, mais tout cela reste un vĆu pieux quand on a rien Ă proposer en contrepartie dâune cotisation, aussi modeste soit elle.
Le contrat progrĂšs est venu  combler un vide et mettre en place une nouvelle dynamique Ă mĂȘme dâinciter les membres Ă se mobiliser et Ă sâimpliquer dans la gestion tant au sein de leur corporation que dans leur rĂ©gion. Une sorte dâincentives visant Ă amorcer un nouveau modĂšle de gouvernance du secteur.
Il ne sâagit en aucun cas de subventionner la CNT, elle est en mesure aujourdâhui de rĂ©unir les 2M de dirhams dont elle a besoin pour les 3 prochaines annĂ©es, afin dâassurer son fonctionnement. Le budget allouĂ© par le ministĂšre du tourisme, servira Ă lancer des Ă©tudes, mettre en place une plateforme B to B, offrir des services aux membres et surtout la mise en place graduelle des FĂ©dĂ©rations RĂ©gionales du tourisme.
La nouvelle gouvernance se fera dans la transparence, lâĂ©thique professionnelle, la rigueur et surtout la volontĂ© de tous les membres Ă relever les dĂ©fis.
Ce chantier abouti, a essuyĂ© beaucoup dâattaques dâadministrateurs qui se reconnaitront, qui nây voyaient quâun moyen pour le binĂŽme sortant de sâassurer un second mandat. Or loin de tout calcul Ă©lectoraliste, ce chantier est venu parachever un travail de plusieurs mois, voire des annĂ©es afin de redonner de la crĂ©dibilitĂ© Ă notre secteur.
Ces mĂȘmes administrateurs sont aller chuchoter dans les oreilles de la tutelle, que la CNT Ă©tait une coquille vide, en dĂ©liquescence et sur le point de rendre lâĂąme: La doter de contrat progrĂšs serait juste un  palliatif.
Ces mĂȘmes administrateurs se sont acharnĂ©s, bloquant leurs cotisations, boycottant toutes les rĂ©unions et sâalliant avec dâautres qui sont en rupture depuis plusieurs annĂ©es ne sâacquittant pas eux aussi de leur cotisation et oubliant quâen leur qualitĂ© de membres, ils ont certes des droits, mais aussi des obligations.
Si la CNT avait rĂ©ellement Ă©chouĂ©, se serait en grande partie de leur responsabilitĂ©, vu le peu dâentrain quâils ont manifestĂ© durant ces trois derniĂšres annĂ©es. Ce qui a Ă©tĂ© fait est loin dâĂȘtre nĂ©gligeable , il a Ă©tĂ© apprĂ©ciĂ© Ă sa juste valeur par lâAssemblĂ©e GĂ©nĂ©rale le 11 mai dernier qui a tenu Ă rendre  hommage Ă lâĂ©quipe sortante . Ils nây ont eut aucun mĂ©rite.
Enfin, je voudrais juste prĂ©ciser que loin dâĂȘtre un chĂšque en blanc, le Contrat progrĂšs sera une sorte de catalyseur Ă mĂȘme de permettre aux acteurs du tourisme la construction dâune offre touristique solide et attractive permettant lâemergence de pĂŽles de compĂ©titivitĂ© Ă travers un programme pour lâinnovation et lâinstauration dâune dynamique touristique rĂ©gionale.
Personnellement jây crois et vous exhorte Ă en faire de mĂȘme.
