Une rĂ©cente circulaire Ă©manant de la DRDQ (Direction de la RĂ©glementation, du DĂ©veloppement et de la QualitĂ©) et signĂ©e par Le Ministre en personne, exhorte lâensemble des entreprises touristiques rĂ©glementĂ©es Ă ce conformer Ă la loi en adhĂ©rant Ă leurs associations professionnelles.
Il a Ă©tĂ© constatĂ©, que durant ces derniĂšre annĂ©es, les associations professionnelles peinaient Ă convaincre leurs adhĂ©rents de la nĂ©cessitĂ© de sâimpliquer dans la vie associative et de se mobiliser pour dĂ©fendre ensemble les intĂ©rĂȘts de la profession. Cette dĂ©saffection touche, toutes proportions gardĂ©es, lâensemble du corps professionnel.
Exception faite des hĂŽteliers qui arrivent, surtout dans les grandes rĂ©gions, Ă rassembler la majoritĂ© de leurs membres, les autres mĂ©tiers voient leurs associations dĂ©sertĂ©es et parfois lâobjet de luttes intestines dues Ă des intĂ©rĂȘts divergents.
Câest normalement en pĂ©riode de crise que les associations arrivent Ă recruter en usant de lâadage « lâunion fait la force ». Lorsque le danger menace une profession ou un corps de mĂ©tier, le rĂ©flexe est de faire front commun en parlant dâune seule voix. Une voix qui porte et qui se fait entendre par ceux qui ont le pouvoir dâintervenir.
La circulaire du Ministre est explicite sur lâobligation des entreprises Ă adhĂ©rer Ă leurs associations, mais elle lâest Ă©galement « sur le rĂŽle du tissu associatif, toutes branches dâactivitĂ©s touristiques confondues, qui prend toute son ampleur et devient le lieu de rĂ©flexion, de crĂ©ativitĂ© et une force de proposition Ă mĂȘme dâaccompagner lâAdministration sur les chantiers stratĂ©giques ».
Les commissions public/privĂ© qui seront créées dans chaque territoire touristique, comme le mentionne la circulaire, devraient, outre le fait de contrĂŽler le respect des lois en matiĂšre dâadhĂ©sion, sâassurer Ă©galement du bien fondĂ© des associations existantes, de leur fonctionnement, de leur gouvernance et de leur capacitĂ© Ă se rĂ©gĂ©nĂ©rer.
Sâil y a un tel dĂ©sengagement des entreprises, il faut chercher son origine dans la qualitĂ© des actions et services que peuvent leur proposer les associations. Lâobligation dâadhĂ©rer et de payer ses cotisations est une condition nĂ©cessaire, mais pas suffisante car il faut Ă©galement sâimpliquer dans la vie de son association en y apportant son savoir faire, sa rĂ©flexion, un peu de son temps etc⊠ce qui est appelĂ© communĂ©ment le militantisme.
Outre les actions et les services que doivent fournir les associations, il y aussi une obligation de communication et de transparence qui se manifeste Ă travers la rĂ©gularitĂ© de la tenue des conseils dâadministration et des assemblĂ©es gĂ©nĂ©rales qui renseignent les membres sur la vie de leur association et leur permettent de renouveler ou de retirer leur confiance aux instances dirigeantes.
Ce jeu dĂ©mocratique crĂ©dibilise les associations et fait dâelles les dignes reprĂ©sentants de la profession face Ă lâadministration et par voie de consĂ©quence, une force de proposition.
De plus en plus dâassociations se professionnalisent en engageant des ressources humaines permanentes qui ont la charge de mener Ă bien les actions rĂ©pertoriĂ©es par le conseil dâadministration et qui les engagent vis Ă vis des membres. LâĂšre du bĂ©nĂ©volat est dĂ©passĂ©e.
Cette circulaire devrait permettre :
- une mise Ă plat du tissu associatif en incitant les adhĂ©rents obligĂ©s de cotiser Ă sâimpliquer dans leurs associations et exiger des plans dâaction pertinents afin dâapprĂ©hender lâavenir avec sĂ©rĂ©nitĂ© et
- un engagement des associations Ă rĂ©pondre aux attentes de leurs membres en mettant en place cet espace de concertation et dâĂ©change Ă mĂȘme de dynamiser lâactivitĂ© touristique nationale.
Charge Ă la tutelle de suivre la mise en oeuvre de cette circulaire qui gagnerait Ă ĂȘtre perçue par les entreprises touristiques comme un outil pĂ©dagogique plutĂŽt quâun  moyen coercitif.

Bonsoir Fouzi,
Une action salutaire que celle Ă©manant du MinistĂšre de tutelle, et enjoignant les diffĂ©rents corps de mĂ©tiers Ă adhĂ©rer aux associations professionnelles. Ceci est de façon Ă dĂ©montrer la prĂ©pondĂ©rance des diffĂ©rentes composantes de la chaĂźne de valeur quâest le tourisme au niveau de chaque rĂ©gion, et partant une meilleure reprĂ©sentativitĂ© et une force de proposition affirmĂ©e.
Encore faut-il que les membres soit unis en toutes circonstances, il ne faut point attendre les crises pour agir en fanfare, Ă mon sens.
Travailler par objectifs, en tenant en compte les spĂ©cificitĂ©s rĂ©gionales et les prĂ©occupations des adhĂ©rents est chose fondamentale, servant incontestablement de socle Ă la dĂ©finition de plans dâactions sur lâannĂ©e. Exit les ruptures et les rĂ©unions sans intĂ©rĂȘt en consĂ©quence !