Jamais taxe nâaura fait couler autant dâencre, que cette fameuse taxe de solidaritĂ© et de promotion touristique et pourtant, les professionnels sont lourdement taxĂ©s depuis plusieurs annĂ©es sans  pour autant crĂ©er un tel remous, car en terme de compĂ©titivitĂ© nous sommes loin des best practice. Mais câest un autre sujet.
Pour revenir Ă cette fameuse taxe, qui pour rappel (et Ă moitiĂ© seulement), est venue combler un dĂ©ficit budgĂ©taire de la loi de finances 2014, laquelle loi Ă tout simplement sabrĂ© dans le budget du tourisme de façon drastique sans tenir compte de la dynamique engendrĂ©e par le secteur depuis plus dâune dĂ©cennie. Cette taxe qui vient Ă©largir lâassiette  et qui met Ă contribution, non les compagnies aĂ©riennes comme elles semblent vouloir nous le faire croire, mais les voyageurs qui quittent le territoire national par voie aĂ©rienne, parmi lesquels on trouve des touristes mais Ă©galement des rĂ©sidants, devrait permettre Ă lâONMT dâhonorer ses engagements pour un marketing optimal de la destination et nous permettre de drainer plus de visiteurs.
Cette taxe nâa pas Ă©tĂ© mise de maniĂšre arbitraire, les professionnels lâayant cautionnĂ©e , voire appelĂ©e de leurs voeux, et puis elle a du passer par le circuit lĂ©gislatif normal, subissant les arbitrages nĂ©cessaires avant dâĂȘtre votĂ©e et adoptĂ©e Ă la majoritĂ©.
Le bulletin officiel du 31 DĂ©cembre 2013 relatif Ă la loi de finances N°110/13, dans son article 4bis donne tous les dĂ©tails concernant cette taxe sans aucune ambiguitĂ©: le texte est clair et ne peut supporter aucune critique Ă mon sens. A moins que je ne me trompe, la loi de finances ne nĂ©cessite pas de dĂ©cret dâapplication particulier, elle entre en application dĂ©s son adoption par les deux chambres et sa parution au bulletin officiel.
Le texte est trĂšs explicatif en ce qui concerne tous les mĂ©canismes de cette taxe: qui la paye, qui la recouvre et qui en bĂ©nĂ©ficie, en lâoccurrence les passagers sur la base de 100 dh par billet en classe Ă©conomique et 400 dh en classe affaires. Les sociĂ©tĂ©s de transports aĂ©riens sont redevables de cette taxe auprĂšs de lâĂ©tat , elles sont tenues de la recouvrer auprĂšs de leurs clients et dâen reverser le produit sur une base dĂ©clarative mensuelle selon un imprimĂ© Ă©tabli par lâONMT faisant Ă©tat des passagers transportĂ©s au cours du mois Ă©coulĂ©.
EntrĂ©e en vigueur depuis le 1er avril, comme toutes les taxes, elle sera versĂ©e auprĂšs du percepteur de lâadministration fiscale du lieu de leur siĂšge ou de leur reprĂ©sentation. Les sociĂ©tĂ©s de transports aĂ©rien non reprĂ©sentĂ©es au Maroc, devront sâacquitter de cette taxe auprĂšs de lâONDA, Ă lâinstar de toutes les autres taxes aĂ©roportuaires. Lequel office devra sâen acquitter Ă son tour auprĂšs de lâadministration fiscale.
VoilĂ Â lâessentiel pour ce qui est de cette taxe, il nây a Ă mon sens aucune ambiguitĂ©, ni aucun flou qui mĂ©ritent ce feuilleton Ă rebondissement auquel on assistĂ© durant la semaine Ă©coulĂ©e ( dĂ©clarations, communiquĂ©s, justificatifs etc..) et pour ceux qui ne le savent pas, une loi ne peut ĂȘtre reportĂ©e ou annulĂ©e que par une autre loi, donc toute dĂ©claration de personne autorisĂ©e ou pas ne peut ĂȘtre que fallacieuse.
Maintenant, sur le bien fondĂ© de cette taxe, le dĂ©bat aurait du se faire dĂ©s quâil en a Ă©tĂ© question, au mois de Novembre 2013. Il est vrai que pour le coup, il nây a pas eu de vĂ©ritables consultations sur le sujet mĂȘme sâil existait un fond de dossier datant de 2004. La dĂ©cision a Ă©tĂ© prise pour parer au plus pressĂ©: rĂ©cupĂ©rer une part du budget qui a Ă©tĂ© amputĂ© avant le vote de la loi de finances 2014. Je reste persuadĂ© que si on avait pris la peine dâen discuter dans le cadre dâun cercle mĂȘme restreint , on aurait pu Ă©viter tous les couacs et les prises de positions, de bonne ou mauvaise foi, auxquels nous avons Ă©tĂ© confrontĂ©s et qui continuent encore aujourdâhui Ă alimenter les discutions du cafĂ© du commerce.
Bonsoir Si Fouzi. EntiÚrement de votre avis sur le sujet élu pour cette semaine.
Avouons que le microcosme du tourisme a bien Ă©tĂ© secouĂ© cette semaine par ces multiples dĂ©clarations se rapportant Ă la fameuse « Taxe Haddad ». Dâaucuns lâayant assimilĂ© de premier abord Ă un poisson dâavril , remarque t-on aprĂšs des dĂ©clarations faisant Ă©tat de son report, sâen suivra le grain de sel mis par IATA et les consultations rĂ©pĂ©titives de ladite taxe sur les billets Ă©mis par le GDS AmadeusâŠ
La loi de Finances a Ă©tĂ© trĂšs claire sur cette histoire de taxe aĂ©rienne. Toutes les attaques Ă son encontre sâen voient purement vaines..
Lâopinion publique, y compris les professionnels du secteur, sây habitueront au fil du temps..
Pourvu quâon ne croise plus encore de futiles lamentations sur cette affaire aux contours trĂšs prĂ©cis!