Je pense quâavec ces temps de crise, nous sommes tous conscients  que les marchĂ©s Ă©metteurs traditionnels ont une vision floue de notre destination et quâil sera trĂšs difficile, tout du moins dans un futur proche de changer leur perception. Ceci sans parler des difficultĂ©s quâils ont Ă affronter pour faire face Ă une situation Ă©conomique dont ils ne voient pas la fin et une annĂ©e Ă©lectorale qui influe sur leurs habitudes. Tout cela pour dire que  nous ne pouvons pas continuer Ă subir cette situation et rester les bars croisĂ©s en attendant une hypothĂ©tique reprise qui tarde Ă venir.
Nous sommes dĂ©jĂ Ă la fin du mois de fĂ©vrier et nous nâavons encore pris aucune dĂ©cision pour contrecarrer cette situation. Notre destination Ă©tant  dĂ©pendante en grande partie des pĂ©riodes de vacances scolaires , nous avons ratĂ© celles dâhivers. Un hivers rigoureux dans toute lâEurope avec des perturbations au niveau des aĂ©roports, des mouvements de grĂšves au sein des compagnies aĂ©riennes et dâautres  facteurs qui nâont pas encouragĂ© Ă ce dĂ©placer Ă lâĂ©tranger, entre autre lâenneigement exceptionnel qui Ă servit les stations de ski, trĂšs prisĂ©es par les familles quâelles peuvent rejoindre en voiture.Les prochaines vacances sont prĂ©vues au mois dâavril et il convient de prendre nos dispositions pour mettre en place une sorte de «plan Marshall» pour parer au plus pressĂ©. Pour cela, il faut dĂ©clarer une mobilisation gĂ©nĂ©rale de tous les acteurs pour travailler sur le court terme, câest Ă dire lâurgence du moment et en parallĂšle sur le moyen terme et faire de nos Ă©checs du moment, des expĂ©riences Ă maitriser, faute de les Ă©viter pour lâavenir. A situation exceptionelle, mesures exceptionnelles et jâespĂšre que la Task Force , trouvera la recette magique pour nous permettre dâentrevoir lâavenir dâun regard optimiste.
ParallÚlement je souhaiterai revenir sur un sujet qui me tient à coeur: Le tourisme interne. Il serait malheureux de considérer le marché national comme simple palliatif en période de crise. Cela serait un manque de respect à notre clientÚle nationale qui aspire et cela est légitime à un traitement égal à celui des touristes étrangers.
Ce sujet a Ă©tĂ© souvent abordĂ©, toujours Ă©voquĂ©, mais jamais traitĂ©, car malheureusement, on attend toujours que la solution arrive de la tutelle, alors quâelle est en premier lieu du ressort des professionnels , en lâoccurrence les agents de voyages et les hĂŽteliers.
Le dĂ©veloppement du tourisme interne devient donc une urgence pour les professionnels nationaux. Câest une question de survie et qui mĂ©rite dâĂȘtre prise au sĂ©rieux. Aujourdâhui, toute destination touristique qui se respecte doit investir dans sa clientĂšte, gage de pĂ©rennitĂ© et mĂȘme de crĂ©dibilitĂ© pour la qualitĂ© du produit. Le taux du national doit ĂȘtre de 30%, câest le minimum pour Ă©tablir un Ă©quilibre viable pour la destination.
Les professionnels, doivent donc trouver un terrain dâentente pour collaborer et permettre la mise en place dâune stratĂ©gie du tourisme interne Ă lâinstar de ce qui se fait dans les autres destination matures dans ce domaine, je veux parler de la France, de lâEspagne, de la Turquie et de lâItalie.
LâEtat Ă Ă©galement un rĂŽle Ă jouer et une responsabilitĂ©: le bien ĂȘtre de ses citoyens. Les vacances des nationaux sont donc une prioritĂ© et un chantier normalement inscrit dans le CPN Vision 2020 :
« Programme Tourisme Interne : pour répondre aux attentes des marocains en leur offrant un produit adapté tenant compte de leurs habitudes et de leur maniÚre de voyager.
Mesure 20 : Pour soutenir la politique gouvernementale de dynamisation du tourisme interne, lâEtat en partenariat avec les acteurs de la distribution nationale mettra en Ćuvre une stratĂ©gie de promotion et distribution dĂ©diĂ©e. Responsable(s) : MinistĂšre du Tourisme et de lâArtisanat, Secteur prive â DĂ©lai 2012
Mesure 35 : Encourager lâĂ©mergence dâun ensemble dâacteurs intĂ©grĂ©s de rĂ©fĂ©rence sur la distribution du voyage, rĂ©partis sur les segments Ă forte valeur ajoutĂ©e : tourisme interne, MRE, Tourisme dâaffaires, Ă©cotourisme, ainsi que sur les marchĂ©s cibles, et ce Ă travers un processus de sĂ©lection qui permettra dâaboutir Ă la signature de contrats de partenariat entre lâEtat et les acteurs sĂ©lectionnĂ©s. Ces processus de sĂ©lection devront ĂȘtre lancĂ©s Ă partir de 2012. Responsable(s) : MinistĂšre du Tourisme et de lâArtisanat, MinistĂšre de lâEconomie et des Finances, Secteur privé DĂ©lai : Lancement en 2012âł
Je lance donc un appel aux FĂ©dĂ©rations de mĂ©tiers et Ă la FNT , pour organiser dans les meilleurs dĂ©lais, une journĂ©e Nationale du Tourisme Interne et sortir avec une feuille de route Ă exĂ©cuter dans lâurgence. Bien sĂ»r associer le MinistĂšre du Tourisme et lâONMT conformĂ©ment au CPN 2020. Je sais que le sujet est dâactualitĂ© au niveau de la FNAVM, quâen est il des autres FĂ©dĂ©rations ?
Faouzi
-Quâen est-il des 3 TO nationaux crĂ©es depuis des annĂ©es?
-Quel rĂŽle peuvent jouer les AV marocaines?
-Quelle place accorder au TN pour que le citoyen ne se considĂšre plus comme bouche trou? et par la mĂȘme rĂ©duire la dependance envers un marchĂ© donnĂ©?
-Que doivent faire les associations regionales tous mĂ©tiers touristiques confondus pour faire de ce tourisme un des pivots de leurs activitĂ©s?âŠâŠloisirs et tourisme un des droits inaliĂ©nables que doit faire le beau monde du tourisme pour que cela devienne une des rĂ©alitĂ©s quotidiennes du marocain et par la meme sâinscrire dans la nouvelle dynamique du pays.
Cher Ami Fouzi je crois que nous allons attendre une Ă©ternitĂ© avant de voir venir une journĂ©e de reflexion pour le tourisme national ou autre âŠ. on a eu le mois de FĂ©vrier deux rĂ©unions organisĂ©es par lâAVC et bien sur dĂ©diĂ©e au Hadj et Omra !!! donc SANS COMMENTAIRE !!!!
Pour ce qui est du Tourisme interne les hĂŽtels qui ont lancĂ© des promotions pour les nationaux en ces pĂ©riodes de vacances nâont mĂȘme pas pensĂ© prĂ©servĂ© une commission respectable et raisonable pour les agences de voyages, vous vous retrouvez des fois avec 30 dhs par personne par nuit !!! Wah on est pas des marchands de pĂ©pittes !!!!Je crois personnellement que je suis arrivĂ©e au TOP avec cette profession !!! Wallah Ssi Zemrani on est pire que les chauffeurs de taxis blancs !! Je ne vois rien venir ni du ministere de tutelle ni des FĂ©dĂ©rations ni association !! vraiment RIEN !!!! Chacun pour soi et Dieu pour tous !!!!Nous nâavons pas cette union qui va faire notre force !!! Allah Ghaleb !!! Dans notre secteur, on change de gouvernement de ministre de prĂ©sident de fĂ©dĂ©ration de qui que ce soit !!! RIEN NE CHANGE ceux sont les mentalitĂ©s qui doivent changer !!!!
Bien dommage que nos hĂŽteliers continuent de gĂ©rer leurs Ă©tablissements avec une politique de prix discriminatoires selon les nationalitĂ©s. Ils en ont dâailleurs payĂ© le prix lorsque les grands T.O de nationalitĂ©s diffĂ©rentes se sont groupĂ©s soit en fusionant, soit par absorbtion ou achat. Et lĂ , les hĂŽteliers ont commencĂ© Ă avoir un seul interlocuteur dâun groupe de T.O qui ont su imposer leur politique tarifaire. Il reste nĂ©anmoins que ces T.O arrivent mĂȘme Ă mutualiser leurs achats, renforçant ainsi leur pression sur les hĂŽteliers pour non seulement baisser leurs prix mais aussi amĂ©liorer la qualitĂ© des prestations offertes. Je pense que tant que nous mĂȘmes (professionnels du secteur) nous nâarrivons pas Ă utiliser les mĂȘmes mĂ©thodes de pression, nos clients nationaux seront toujours les vaches Ă traire Ă outrance et reprĂ©senteraient un manque Ă gagner pour les rĂ©ceptifs. Ne vivont nous pas les mĂȘmes circonstances avec nos clients, toujours marocains et cette fois musulmans, lorsque nous achetons des billets dâavion pour Haj ou Omra Ă 3, voire 4 fois leur valeur, si nous continuons sur la mĂȘme logique de comparaison du prix selon les ratios, siĂšge/kilomĂštres offerts Ă ces T.O « Gawris » qui achĂštent leurs billets « Group IT » auprĂ©s des compagnie aĂ©riennes rĂ©guliĂšres. Celles-ci se voyant menacĂ©es par la politique tarifaire des « Low Cost! Et dâautres exemples ne manquent pas oĂč le client local paie plus cher le luxe de rĂ©server ses chambres, siĂšges ou autres quand il veut et presque jamais bien Ă lâavance.
Je viens Ă lâinstant dâavoir une discussion avec un hĂŽtelier Ă Agadir qui continue Ă pratiquer des tarifs 20% plus chers pour une clientĂšle nationale. Cette diffĂ©rence de prix est uniquement sur la basse et la moyenne saison. Lorsque je lui ai posĂ© la question, sa rĂ©ponse a Ă©tĂ© de me dire que cela le regardait, et que câest la pratique de tous les hĂŽteliers dâAgadir. Ce qui est faux.
Je suis personnellement scandalisĂ© que lâon taxe la clientĂšle marocaine de 20% de plus que les europĂ©ens, sachant que nous nâavons pas le mĂȘme pouvoir dâachat.
A prestations égales, tarifs égaux! A moins que le marocain revienne plus cher??????
Câest ce genre de reactions qui font que les nationaux boudent lâhĂŽtellerie classĂ©e, pour les appartements et autres offres dâhĂ©bergement. Je tiens Ă dĂ©noncer ce type de pratique.
Sans parler de complexe il est sĂ»r que la notion mĂȘme de « Client » et de « Service » reste Ă revoir dans nombre dâĂ©tablissements. En tant que « gawria » dont on ne suppose gĂ©nĂ©ralement pas quâelle comprend lâarabe, je ne vous dis pas le nombre de fois ou jâai du attendre patiemment- et longtemps parfois â que la /le prĂ©posĂ© Ă la rĂ©ception, Ă lâaccueil ou Ă la caisse veuille bien finir sa conversation personnelle avant de sâapercevoir de mon existence en face de lui ou dâelle. Je dois reconnaitre que je deviens allergique Ă la mĂ©diocritĂ© de certains comportements et que je suis de moins en moins patiente dans ces cas lĂ . Mais je suppose que lâensemble des prestataires du domaine touristique doit profiter de ce « calme » actuel pour enchainer formation sur formation , nâest ce pas !!! çà serait rentabiliser de façon intelligente une situation que nous ne maitrisons pas.
je me permet de repondre a ce sujet , tout d abord c est au moment qu il y a crise qu on se tourne vers le tourisme national , c est la meme chanson depuis le fameux 11 septembre 2001 . Cessons de se moquer de nos nationaux . Il faudrait que les hoteliers baissent leurs prix comme ceux des TO . Une fois pour toute , afin que nos nationaux ne soient pas surpris a l arrivee . Cessons de dire qu il n y a que les etrangers qui ont le savoir faire ce n est pas vraie , il y a certains des profs qui ont le complexe du gawri . A bon entendeur salut .
Hello,
Jâai eu lâoccasion derniĂšrement de dĂ©couvrir certaines rĂ©gions de mon pays que je ne connaissais pas (Bin el Ouidane, plateau du kik, pour nâen citer que 2âŠ) et Ă chaque fois, je suis ravi.
Et souvent, la réflexion que je me fais est: « je ne savais pas que cela existait au Maroc ».
Je suis à mon avis la « cible » parfaite pour un tourisme national, et à ce titre, je déplore au moins 2 choses:
â rien (ou trĂšs peu) nâest fait pour faire dĂ©couvrir aux Marocains leur pays. Pas de communication nationale, mettant en valeur chaque rĂ©gion avec son potentiel.
â la notion de « service au client » reste trĂšs approximative, « amateuriste » mĂȘme dans de grands Ă©tablissements. Que ce soit dans lâhĂ©bergement, la restauration ou les loisirs, le service nâest pas Ă la hauteur.
On pourra ainsi arriver dans un endroit fabuleux, on dĂ©chantera trĂšs vite en dĂ©couvrant la qualitĂ© du service⊠et pour couronner le tout, le service sera meilleur quand câest un Ă©tranger le patron⊠pourquoi donc? nous, marocains, ne sommes pas capables de faire correctement un mĂ©tier??