Dans la crise actuelle que traverse notre destination en matiĂšre dâapprĂ©ciation de la part de la clientĂšle europĂ©enne en gĂ©nĂ©ral et française en particulier,dans ce flou artistique initiĂ© au dĂ©part par le quai dâOrsay et entretenu depuis par les mĂ©dias, on constate aujourdâhui une espĂšce de cacophonie des chiffres plus alarmants les uns que les autres. On parle dâune baisse de 60% des rĂ©servations vers le Maroc sans que certains puissent prĂ©ciser quâil sâagit des chiffres des forfaits des agences de voyages membres du SNAV, chiffres qui ne prennent pas en considĂ©ration les rĂ©servations faites via internet et qui reprĂ©sentent aujourdâhui 70% des transactions de voyage.
Lorsque le vacancier est en phase de choix de destination, et quâil entend que les rĂ©servations vers le Maroc chutent Ă la vitesse grand V, sa premiĂšre rĂ©action est de penser que cela est du Ă un problĂšme majeur sur la destination, risque sĂ©curitaire, Ebola ou autre. Les raccourcis sont vite faits et les clients partent ailleurs.
Nous avons beau clamer quâil nâen est rien, que la situation est normale et que la vie suit son cours, force est de constater que nous avons beaucoup de mal Ă convaincre et que nous subissons cet Ă©tat de fait depuis le mois de septembre 2014, accentuĂ© en janvier 2015 par les attentats de Charlie Hebdo et du Super MarchĂ© Cacher et derniĂšrement par  lâattentat de Copenhague.
Ajouter Ă cela, lâĂ©tat des relations diplomatiques entre le Maroc et la France depuis un an qui viennent enfin de trouver un Ă©pilogue consensuel mais sur lequel des mĂ©dias mettent encore leur grain de sable sans que nous puissions encore une fois faire valoir notre bonne foi.
Nous vivons une pĂ©riode inĂ©dite, oĂč la libertĂ© dâexpression, mĂȘlĂ©e Ă la libertĂ© dâinformer prend le pas sur tout. Dans cet imbroglio, nous, acteurs du tourisme avons beaucoup de mal Ă garder le cap et Ă faire des projections Ă moyen terme.
Nous sommes dans une gestion au jour le jour, scrutant les chaines dâinformations, les rĂ©seaux sociaux, les mĂ©dias on line en espĂ©rant que rien ne va venir contrecarrer le projet que nous sommes entrain de mettre en place. Un stress au quotidien.
Cette situation est intenable et ni la cellule de veille telle quâelle a Ă©tĂ© conçue, ni le budget de 100 M de dirhams qui a Ă©tĂ© annoncĂ© ne pourront pour le moment changer la perception des choses.
Nous avons besoin dâune communication Ă 360° sur tous les fronts qui doit faire valoir toutes les avancĂ©es qui ont Ă©tĂ© faite par le Maroc ces derniĂšres annĂ©es sur le plan social, Ă©conomique, sĂ©curitaire, sanitaire et surtout ce vivre-ensemble qui est notre spĂ©cificitĂ©.
Il existe des spĂ©cialistes de la communication, des bonnes plumes, des leaders dâopinion qui passent trĂšs bien dans les plateaux tĂ©lĂ© et dans les radios. Lâinitiative des 30 intellectuels marocains est Ă saluer: Le livre qui a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© au Siel, doit se retrouver incessamment dans les librairies de lâhexagone. La promotion de ce livre devrait se faire maintenant Ă travers les plateaux tĂ©lĂ© de grandes Ă©missions telles que ONPC, la Grande Edition, Le Grand Journal, Mots CroisĂ©s etcâŠ.Il y a une trĂšs bonne fenĂȘtre de tir quâil ne faut pas rater afin de rattraper le dĂ©ficit de communication qui nous a tellement manquĂ© ces derniers temps.

Peut ĂȘtre quâau travers de cet argumentaire, il est nĂ©cessaire de dire et redire, que lâon a dĂ©jĂ dit, et en cela restons malgrĂ© tout, avouons le, dans le « yâa quâà », sans vĂ©ritablement nous-mĂȘmes, faire en sorte que !
Que pourraient donc faire les professionnels sâils se dĂ©cidaient de vouloir faire autrement ?
Peut ĂȘtre faire valoir leur droit acquis en faisant en sorte de mettre en place cette forme de promotion du « vivre ensemble » en crĂ©ant ainsi, hors des circuits traditionnels du tourisme, (les financements existant Ă ces fins) ces Ă©ductours de communications promotionnelles vers les organes de presse et plateaux tĂ©lĂ© europĂ©ens : aux fins, de simplement dire, rĂ©tablir !
-les communautés du Vivre ensemble au Maroc, interpellés !
-les acteurs des confessions se cÎtoyant en « bon entendement au Maroc »,
-les acteurs Ă©conomiques « Pluriels au Maroc» exerçant en parfaite harmonie sur lâensemble du territoire marocain, rĂ©pondraient sans aucun doute prĂ©sents !!!
En premier lieu, cela pourrait ĂȘtre en soi une rĂ©action concrĂšte !!
En second lieu, il pourrait ĂȘtre Ă©galement pris en considĂ©ration cette volontĂ© des professionnels du tourisme de provoquer ce pourquoi ils se dĂ©finissent performants en organisant eux-mĂȘmes ces Ă©vĂ©nementiels « de renouveau, innovants, opportuns » qui rĂ©pondraient Ă ces problĂ©matiques communicatives sur les points qui interpellent « le touriste Landa, EuropĂ©en, Français, Francophone et autres » sachant faire Ă©galement leur mĂ©a culpa !
Le concours dâidĂ©e(s) est lancĂ© !
Les MinistĂšres de lâintĂ©rieur, du Tourisme, de la Communication et de la Culture sont concernĂ©s ! Le gouvernement (par le poids que reprĂ©sente le tourisme dans le PIB) mais aussi les organisations professionnelles en gĂ©nĂ©rales, sont tous en ce point concernĂ©es : CGEM, CRI, CCIS, CFCIM et autres, le sont Ă©galement dans le cadre dâune identitĂ© !
En cela, les diverses commissions promotionnelles ont Ă Ćuvrer sur les structurations dâactualitĂ©s et du futur : elles ont pour devoir dâagir sur lâinstant prĂ©sent !
Plus que jamais les professionnels se doivent de prendre conscience de lâĂ©volution du monde et des marchĂ©s et en cela faire confiance aux professionnels pĂ©riphĂ©riques de leur secteur et prendre acte « des professions de la communication et de lâĂ©vĂ©nementiel » Ă part entiĂšre,
-nĂ©cessaires « Ă la vocation touristique du Pays », et à « lâambiance des affaires »!
-Ă lâaccompagnement promotionnel dĂ©jĂ engagĂ©, ce qui pourrait, en cela ĂȘtre un vĂ©ritable progrĂšs, une dĂ©cision saine et sage Ă engager avant que la concurrence mĂ©diterranĂ©enne, maghrĂ©bine, africaine se rĂ©veille :
-« aux mĂȘmes problĂ©matiques: les mĂȘmes mots pour les mĂȘmes maux seront eux, au rendez vous ! »
Patrick9340
Câest justement du mĂȘme sujet que jâai rĂ©agi hier sur fb quand jâai vu et lu le partage de qq personnes concernant le classement scandale des aĂ©roport de Casablanca et Marrakech. Faut partager le positif mais en parallĂšle le MinistĂšre du Tourisme avec le.prive et LâONMT travaillent sur les lacunes pour avancer. Nous nous faisons du mal en vĂ©hiculant des messages de ce genre. Nous faisons peur Ă nos.eventuels clients. Communiquez sur le congrĂšs de LâASTA qui a vu la participation de plus de 300 spĂ©cialistes amĂ©ricains du Voyage cette semaine Ă Marrakech. Oui prĂ©sentons au grand max la vitrine du Maroc et nettoyons- en chacun de par sa position ses tiroirs.