Lorsque jâai dĂ©cidĂ© de rejoindre la FNT en Mai 2012, câest Ă la demande du prĂ©sident Ghannam, qui mâa sollicitĂ© pour conduire la commission du Tourisme interne. Pour ceux qui me suivent rĂ©guliĂšrement Ă travers ce blog, ils savent que jâai toujours Ă©tĂ© critique vis a vis aussi bien de la FNT que de la FNAVM, non dans un but polĂ©mique, mais pour poser le dĂ©bat et rappeler aux uns et aux autres nos engagements.
Jâai toujours considĂ©rĂ© quâil est plus valeureux de militer de lâintĂ©rieur que de jouer les snipers de lâextĂ©rieur. La premiĂšre dĂ©marche est courageuse, la seconde lâest beaucoup moins, surtout lorsque les intervenants avancent masquĂ©s et tirent des conclusions dĂ©nuĂ©es de tout fondement sur la base de faux syllogismes. Ils pourraient au moins laisser le bĂ©nĂ©fice du doute.
Alors, lorsquâon mâa questionnĂ© sur lâĂ©ventualitĂ© de constituer un binĂŽme avec le futur prĂ©sident de la CNT, ma premiĂšre rĂ©ponse a Ă©tĂ© de dire que cela dĂ©pendait de qui se porterait candidat Ă la prĂ©sidence. Car au delĂ de la fonction, les Ă©lĂ©ments qui composent le binĂŽme doivent ĂȘtre complĂ©mentaires et en totale confiance. Pour rappel, le terme BinĂŽme est surtout utilisĂ© chez les Sapeurs Pompiers qui agissent toujours par deux pour circonscrire les incendies et chaque membre compte sur lâautre pour assurer sa sĂ©curitĂ©.
Aussi, lorsque Mr Abdellatif Kabbaj mâa proposĂ© de mâassocier Ă sa candidature, je nâai pas hĂ©sitĂ© un seul instant Ă accepter, par amitiĂ©, par militantisme et par conviction.
Jâai connu la FNT Ă ses premiĂšres heures et jâai toujours Ă©tĂ© convaincu de la rĂ©alitĂ© dâune telle structure pour fĂ©dĂ©rer lâensemble des acteurs du tourisme. FĂ©dĂ©rer câest accroĂźtre la solidaritĂ© tout en prĂ©servant les particularitĂ©s. Ce terme a tout son sens dans notre Ă©cosystĂšme, composĂ© de mĂ©tiers diffĂ©rents et de rĂ©gions diffĂ©rentes mais ĂŽ combien complĂ©mentaires.
La CNT doit tirer sa lĂ©gitimitĂ© de sa capacitĂ© Ă impliquer lâensemble de ses composantes dans une stratĂ©gie commune. En ce qui nous concerne, câest aujourdâhui la vision 2020 au mĂȘme titre que la FNT lâavait faite avec vision 2010.
Pour cela, nous devons rassembler toutes les potentialitĂ©s de notre secteur et les inviter Ă jouer ensemble cette partition qui a Ă©tĂ© Ă©crite et validĂ©e devant sa MajestĂ©. Nous devons honorer nos engagements, notre responsabilitĂ© est conjointe et solidaire puisque nous sommes tous signataires dâun programme commun.
A ceux qui doutent encore de lâefficacitĂ© de la CNT, je rĂ©pondrai quâil nâappartient quâĂ eux de la confirmer ou lâinfirmer. Dans tous les cas de figure, ils sont dâores et dĂ©jĂ partie prenante et en cas dâĂ©chec, ils seront jugĂ©s au mĂȘme titre que ceux qui auront dĂ©cidĂ© de sâimpliquer.
Oui, la tache est difficile,
Oui, la situation nâest pas celle de 1995, ni de 2003, mais les enjeux restent les mĂȘmes,
Et câest principalement pour ces raisons que nous devons y aller.
DâaprĂšs une lĂ©gende amĂ©rindienne, Pierre Rabhi raconte « Un jour, il y eut un immense incendie de forĂȘt. Tous les animaux terrifiĂ©s, atterrĂ©s, observaient impuissants le dĂ©sastre. Seul le petit colibri sâactivait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. AprĂšs un moment, le tatou, agacĂ© par cette agitation dĂ©risoire, lui dit : « Colibri ! Tu nâes pas fou ? Ce nâest pas avec ces gouttes dâeau que tu vas Ă©teindre le feu ! »
Et le colibri lui répondit: « je le sais, mais je fais ma part »

Il sâappelait SCHMITT, comme beaucoup dâAllemands qui vivaient Ă Berlin Est dans les annĂ©es 60⊠Il habitait un immeuble de 3 Ă©tages⊠un jour la STASI est venue arrĂȘter le voisin du 1er? Personne ne rĂ©agit⊠les voisins Ă©taient dĂ©sintĂ©ressĂ©s⊠il sâemployaient Ă regarder ailleurs. Plus tard, la stasi est revenue, arrĂȘter le voisin du 2Ăšme⊠M. SHMITT avait peur pour lui. Il ne rĂ©agit pas⊠Plus tard encore, ils sont revenus. Ils ont arrĂȘtĂ© M. SHMITT⊠Et lĂ , il nây avait plus personne pour rĂ©agirâŠ
Merci Fouzi dâavoir toujours Ă©tĂ© un militant dans lâĂąme⊠De lâintĂ©rieur, et avec tous les moyens disponibles. Merci au nom de la profession de continuer Ă militer, en prenant le flambeau et en relevant le dĂ©fi. Tous, nous serons avec toi, et moi le 1er, car je prĂ©fĂšre ĂȘtre le collibri par son travail que le coupable par son silence
la tĂąche nâest certes pas facile, Certes, mais elle Ă la dimension des enjeux, et de nos ambitions⊠lâhistoire ne se rappelle jamais de ceux qui abandonnent le navire⊠mais de ceux qui le font arriver Ă bon portâŠ.
Bon vent Amiral