Le Tourisme est un écosystème à préserver

S’il y a un sujet qui soit récurent pour tout métier règlementé, c’est bien l’informel, qui fausse toutes les statistiques, plombe l’économie, et dérégule toute forme d’organisation. Par définition, l’informel s’ordonne de manière spontanée, sans règles et sans stratégie aucune étant issu de l’absence de vigilance, du laxisme, du manque de civisme et parfois d’une connivence voire d’un encouragement sous couvert de ce que certains appellent la paix sociale.

Ce mal est à l’origine de plusieurs dysfonctionnements dont le chômage déguisé, la corruption, l’injustice, l’exploitation des plus vulnérables, la concurrence déloyale, l’insécurité etc.. la liste n’est pas exhaustive. De temps en temps, nous assistons à des opérations « coup de poing » qui ont pour résultât de dissuader momentanément les contrevenants, mais juste après on assiste a une augmentation des acteurs de l’informel, exactement comme un organisme qu’on aurait sevré sans accompagnement et qui sombre dans l’excès juste après le régime.

En ce moment, le Ministère du tourisme lance une campagne de recensement et de mise à niveau des entreprises touristiques. Cette action louable et attendue, ne touche en fait que les établissements référencés, dotés de licences en bonne et due forme et soumis aux lois et règlements en vigueur. Quand est il de toutes les autres entités qui agissent en violation totale de loi, au mépris de toutes les règles d’éthiques que le secteur s’est imposé et faisant planer sur le consommateur final des risques incommensurables ? Chaque saison a son lot d’escroqueries en tout genre, de malversations, d’expériences déguisées voire immorales exécutées par de faux agents de voyages, de faux guides, de faux hôteliers, de faux restaurateurs, de faux transporteurs et dont il semblerait que l’ont soit dans l’incapacité d’y remédier.

Pourtant, il existe des structures étatiques régionales à même de jouer le rôle d’arbitre à défaut d’exécutants des textes législatifs en vigueurs afin de règlementer. Il me semble, que ce sont les services économiques régionaux qui doivent jouer ce rôle en effectuant des contrôles réguliers sur la base de ce qui existe formellement. Il ne suffit pas de s’attaquer aux marchands ambulants ou aux vendeurs de fruits et légumes qui sont plus des phénomènes sociaux qui ont toujours existé et qui distribuent de manière incontrôlée une production qui elle , est identifiée. Elles doivent également et surtout veiller à l’application de la loi en matière de protection du consommateur et de concurrence déloyale.

D’autre part, ceux sont les Associations professionnelles qui sont sensées défendre les intérêts de leurs membres notamment contre l’informel. C’est un problème transversal à toutes les agences de voyages, qui en souffrent énormément et de plus en plus sans trouver l’interlocuteur idoine pour agir de manière responsable face à ce fléau « qui va tous nous bouffer », comme disent certains. La démarche est pourtant simple : sur la base d’une liste de contrevenants connus et ayant pignon sur rue, l’Association s’assure de la non conformité de ces structures, saisi les services économiques de la ville et le représentant du Ministère de Tutelle qui doivent verbaliser puis elle porte plainte auprès du tribunal compétent.

Cette démarche rapide et non couteuse devrait être répétée autant de fois qu’il le faut et surtout médiatisée afin d’éradiquer ce fléau. En fait, tout le monde serait gagnant et en premier lieu l’état, car en faisant basculer l’informel vers le formel, c’est autant d’emplois sauvés, de taxes payées et de sécurité retrouvée ; les responsables d’associations qui retrouveront ainsi la confiance de leurs électeurs et enfin nous, car nous serions à armes égales pour une concurrence saine.

Nous avons récemment participé à un « focus group » sur le Tourisme Responsable dans toutes ses composantes qu’elles soient environnementales, économiques ou sociétales. Ensemble nous avons mesuré les impacts de cette noble démarche initié par le Ministère du Tourisme dans le cadre de la Vision 2020, nous y avons adhéré et avons souscrit à un engagement total exigeant néanmoins, que les services en charge de ce dossier mettent les outils adéquats à notre disposition. A ce propos, je recommande un excellent document édité par la FTO en 2006 le Guide du développement durable et dont on devrait s’inspirer pour asseoir une véritable stratégie éco responsable.

Le tourisme est en fait un écosystème ( j’extrapole bien sûr en disant cela) dont lequel vit une biocénose, pour notre cas tous les acteurs du tourisme, dans un territoire donné, le biotope, de façon permanente et équilibrée. Et puisqu’on parle de tourisme durable, il faut commencer par notre écosystème qui est complètement dérégulé et une refonte des textes de lois, surtout face aux mutations de nos métiers respectifs, s’impose de manière urgente.

Au sein du Club des Réceptifs Marrakech Atlantique, nous avons recensé une première liste d’ Agences présumées Illégales, et nous souhaiterions que le nécessaire soit fait afin de préserver l’équilibre de notre écosystème.

Author: Fouzi ZEMRANI

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18 Comments

  1. Bonjour M Faouzi.
    c’est une triste réalité, et Malheureusement on ne peut pas faire grand chose à part constater le déclin d’un secteur qui à longtemps été jalousé… et ce à cause du laxisme des agents de voyages et des autorités compétentes(ou plutôt incompétentes).

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  2. J’aime vraiment votre article. J’ai essaye de trouver de nombreux en ligne et trouver le votre pour être la meilleure de toutes.

    Mon francais n’est pas tres bon, je suis de l’Allemagne.

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  3. Pardonnez moi si j’insiste !
    Mais je suis très triste de constater l’état de délabrement de notre profession, celui de tout le Tourisme au Maroc, et le peu d’égard pour nos lois qui sont, sans doute, un 1er manque de respect, à mon sens.

    Car, non seulement, et d’après ce que nous avons pu lire, le guide avec une simple patente et numéro de carte clame qu’il est autorisé à produire et vendre du voyage mais aussi ceux qui n’en ont pas !
    Si vous avez quelques connaissances en tant que couturier, peintre, photographe ou même plombier vous pouvez aussi accompagner et guider, bien sûr, pour peu que vous ayez un peu de talent…

    Croyez moi, je n’insulte là aucun respectueux métier. mais nous devrions tout de même montrer un peu plus de sérieux et de cohérence dans nos métiers respectifs si nous souhaitons développer durablement et promouvoir le Maroc dans l’excellence…et de ce fait, faire du projet V2020 une réalité pour tous et non quelques uns.

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  4. Mr MEZGARNE,

    Après lecture de votre réaction ferme et apparemment réfléchie, je suis absolument abasourdie par votre conviction d’avoir pleinement droit d’exercer le métier d’agent de Voyages, ou alors nous sommes tous dans l’erreur et qu’il n’est nul besoin de remplir les exigences d’un cahier des charges bien pointu pour obtenir une Licence d’agent de voyages…

    Je vous enjoins de relire les textes de lois. Les lois se lisent, elles ont leurs décrets d’application, elles ne s’interprètent pas !

    Vous dîtes vous être adressé au Ministère. Y aurait-il une 4ème dimension, où il existerait un Ministère du Tourisme dans un monde parallèle, avec des lois toutes aussi parallèles ???
    Et ce qui m’interpelle est que vous êtes sans doute nombreux à le penser.
    Peut-être faudrait-il , pour y remédier, une plus large diffusion des textes pour une meilleure compréhension (quoiqu’ils soient disponibles sur les sites des organes représentatifs)…
    Peut-être que le Ministère (pas celui de la 4D) devrait s’assurer de la bonne lecture et compréhension des textes au moment où il vous délivre les cartes de Guides ?

    Et puisque vous vous le proposez, nous serons nous aussi très heureux que vous présentiez ces documents aux autorités compétentes afin de vous éclairer.

    Et comme je sais que le Blog de notre ami Fouzi et assidument visité, nos administrations de tutelle et les autorités, dont vous parlez, y portent aussi un grand intérêt et l’auront déjà lu…

    Je peux vous certifier qu’être titulaire d’une carte de guide ne vous autorise en aucune manière à vendre du voyage mais vous habilite de plein droit à exercer un métier, que je reconnais indispensable et complémentaire au notre et dont je salue tous les mérites, celui de guidage.

    Mr MEZGARNE,Mr BALLOUK, vous me paraissez suffisamment structurés et expérimentés, au regard de votre site. Pourquoi ne pas rejoindre cette noble profession par la voie légale.
    Vous y avez le droit ! Vous y avez votre place comme tout autre qui le souhaite, pour le bien de notre industrie, la sérénité sociale et la croissance de notre économie…

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  5. L’article Premier du Chapitre premier de la loi 31-96 réglementant la profession d’agent de voyages est pourtant bien clair et une patente de guide de montagne n’autorise à vendre que la prestation de Guide de Montagne, et nullement à organiser ni à vendre des séjours individuels ou collectifs, ni a proposer d’autres prestations liées au tourisme au Maroc , ce qui relève de la seule capacité d’agence de voyages, dont l’existence légale est soumise à l’attribution d’une licence par le Ministère du Tourisme. Un guide doit faire son métier de guide, un concierge d’hôtel également, et un transporteur touristique de même! aucun d’entre eux n’est habilité à organiser ou a vendre des excursions ou des circuits, et s’il y existe des textes de lois c’est une option citoyenne et déontologique que de vouloir les respecter et les faire respecter. Les agents de voyages ont des contraintes d’opérations à respecter, tant sur le plan de l’emploi que sur le plan fiscal, ou sur le plan des capacités et de l’expérience professionnelle. Que tous ceux qui pensent être en mesure d’y faire face et d’aller chercher de nouveaux clients, sans se contenter de prendre ceux des collègues ou des anciens employeurs, demandent leur licence eux aussi ! ils seront les bienvenus dans ce grand projet de développement touristique que représente la vision 2020

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  6. Cher Fouzi,

    Je suis tout à fait d’accord avec toi, je suis à ton côté et je ne ménagerais aucun effort pour t’épauler et de te soutenir .

    Je reviens à la loi n°30-96 des guides de montagne chapitre premier et article deux  » le guide de montagne est une personne physique dont la profession principale est d’accompagner, guider et assister les touristes »

    Le guide n’a aucun droit d’organiser les voyages car cela fait uniquement partie de la profession d’agence de voyages a laquelle en délivre un agréement et nul ne peut exercer la profession d’agent de voyages s’il n’est titulaire d’une licence délivrée par le Ministère du Tourisme.

    Donc Il faut que les guides et autres comprennent une chose, que c’est fini l’ère de l’anarchie totale dans notre métier! Et que tout le monde doit exercer dans le cadre autorisé de le faire, selon les lois en vigeur et nul n’est censé ignorer la loi.

    A savoir que les agences de voyages ont toujours besoins des services des guides pour accompagner leurs touristes et j’en connais plusieurs qui sont devenus des agents de voyages agrées après plusieurs années de guidage.

    C’est clair, que le guide a le droit de créer son agence de voyages et de demander une licence au Ministère du Tourisme pour être confome aux lois.

    Les tutelles et les autorités locales sont parfaitement conscientes de l’informel. Mais ils vont pas rester les bras croisés!!

    Un plan d’action rigoureux est obligatoire en commençant de prime abord à localiser les guides, transporteurs, Riads etc… qui réalisent des chiffres d’affaires faramineux en méprise totale des lois et agissent complètement en marge des textes de lois! Ceci peut facilement s’opérer en dénichant leurs sites Web et prendre les mesures ou sanctions nécessaires afin d’éradiquer ce phénomène, assainir la profession et arrêter définitevement cette hémorragie!

    Confiant et comptant sur ta fermeté, bonne volonté.

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  7. Bonjour,

    Les réactions de Oasis de Mezgarne sont tout à fait révélatrices de l’ambiguïté qui s’est installée dans les esprits. Car apparemment, cette personne paraît convaincue, puisqu’elle insiste sur le fait qu’un guide de montagne peut, sous couvert de sa patente, vendre du voyage.
    NON cela n’a jamais été le cas. La prestation du guide se limite à son métier, le guidage, pour lequel il est rémunéré. mais il ne peut en aucun cas vendre des forfaits touristiques, qui nécessitent d’avoir obligatoirement LICENCE et assurances RCP.

    En l’occurrence, Mr Ballouk titulaire d’une carte de guide, peut faire du guidage, mais sans licence de voyagiste, il ne peut pas vendre des forfaits touristiques. Il s’agit d’une interprétation erronée ou ambiguë de la Loi existante. Il suffit simplement de la lire pour se rendre compte que la confusion n’est pas de mise.

    Malheureusement, cette situation a été confortée par le fait qu’aucun rappel à l’ordre ou sanction n’a été prise par les autorités lorsque ces pratiques ont commencé. Ce qui nous amène la situation que nous constatons aujourd’hui.

    Un peu de bon sens tout de même ! Pourquoi notre Ministère exigerait des voyagistes des critères stricts, entraînant pour nos sociétés des contraintes évidentes. Alors que des guides ou autres, sous couvert d’une simple SARL pourraient exercer le même métier dans des conditions administratives et financières autres ?
    Serions-nous si idiots d’entreprendre ce parcours du combattant auprès de notre ministère de tutelle pour l’obtention de la licence d’agent de voyage, alors qu’il serait plus facile et moins contraignant de pratiquer cette profession avec notre patente de guide, et sous couvert une simple sarl. C’est se poser bien peu de questions !

    Aujourd’hui, il est bien que le Ministère du Tourisme se penche sérieusement sur ce problème, et recadre les choses. Comme il est bien également que notre représentant, l’ARAVM engage enfin des procédures. Et qu’elle publie les noms de ces informels. D’ores et déjà, le voyageur sera averti.

    Ce sera aussi l’occasion pour certains, dont Oasis de Mezgarne qui pense être légale, de se mettre en conformité avec la Loi.
    Et tout le monde y gagnera.
    Pour le voyageur, qui visitera notre pays en toute légalité et en toute sécurité.
    Pour l’informel qui régularisera, en embauchant du personnel déclaré, en payant des impôts…. bref en étant citoyen .
    Pour notre pays d’avoir une économie saine qui permettra une avancée sociale certaine.

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  8. Bonsoir Cher Monsieur,
    Je vous remercie pour votre commentaire, qui confirme le fait que vous n’êtes pas une agence de voyages , mais bien un guide de montagne autorisé à faire son métier de guide , mais nullement habilité à vendre des packages. Votre prestation se limite à votre métier , à savoir le guidage et je vous renvoie à votre loi encore en vigueur. Je serai étonné que le ministère pense autrement?
    Je vous félicite pour la qualité de votre site qui est complet , sauf qu’il devrait mentionner votre N° de Licence d’Agence de voyages ains que votre Assurance RCP , qui est aussi obligatoire. La Patente ne suffit pas pour exercer notre métier.
    Je vous encourage à faire une demande de licence, vous en avez parfaitement le droit, ainsi vous serez conforme à la loi et membre de notre Federation.
    Je ne pense pas avoir diffamé qui que soit, cette liste a été transmise à qui de droit pour vérifications et mesures à prendre.
    J’ai beaucoup de respect pour les guides, et ceux qui me connaissent savent que je les défends en temps qu’acteurs du tourisme à part entière.Le respect doit être mutuel pour l’équilibre de notre écosystème.
    Cordialement à vous

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  9. Bonjour Monsieur Zemrani

    nous sommes extrêmement surpris de cet article. Sans doute dans le cadre de vos vérifications, n’avez vous pas pris le temps de bien parcourir notre site ? Titulaire d’une carte de guide, Mr. Ballouk, qui possède par ailleurs une patente à son nom propre pour cette activité, est parfaitement autorisé à vendre des voyages qu’il guide. Nous serons heureux de présenter ces documents à toutes les autorités compétentes.

    Les autres prestations proposées sur le site (boutique, hébergement, etc) sont elles aussi conduites dans une parfaite légalité puisque la facturation est faite par le détenteur de la patente.

    A moins que la règlementation ait changée depuis la dernière fois que nous avons vérifié auprès du Ministère du Tourisme, nous sommes parfaitement autorisé à proposer nos services, et à les vendre. A moins que Monsieur Cherkaoui se soit trompé ?

    En revanche, votre liste constitue une diffamation, puisque vous nous accusez sans preuve, et à tort, d’être illégaux.
    Pour rappel, « présumé » ne veut pas dire « peut être » mais est le participe passé d’un verbe qui signifie « croire, se faire une conviction sans preuve ». Vous affirmez sans preuve que notre activité est illégale ?
    Il serait donc souhaitable que notre nom disparaisse extrêmement rapidement de cette liste (et je pense que tous les guides officiels sont dans notre cas, mais je ne peux parler qu’en notre nom).

    Nous sommes tout à fait conscient de la crise qui frappe les professionnels du tourisme, et particulièrement à Marrakech mais peut être que la chasse aux « faux faux illégaux » n’est pas la bonne solution ?

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    • Mr MEZGARNE,

      Après lecture de votre réaction ferme et apparemment réfléchie, je suis absolument abasourdie par votre conviction d’avoir pleinement droit d’exercer le métier d’agent de Voyages, ou alors nous sommes tous dans l’erreur et qu’il n’est nul besoin de remplir les exigences d’un cahier des charges bien pointu pour obtenir une Licence d’agent de voyages…

      Je vous enjoins de relire les textes de lois. Les lois se lisent, elles ont leurs décrets d’application, elles ne s’interprètent pas !

      Vous dîtes vous être adressé au Ministère. Y aurait-il une 4ème dimension, où il existerait un Ministère du Tourisme dans un monde parallèle, avec des lois toutes aussi parallèles ???
      Et ce qui m’interpelle est que vous êtes sans doute nombreux à le penser.
      Peut-être faudrait-il , pour y remédier, une plus large diffusion des textes pour une meilleure compréhension (quoiqu’ils soient disponibles sur les sites des organes représentatifs)…
      Peut-être que le Ministère (pas celui de la 4D) devrait s’assurer de la bonne lecture et compréhension des textes au moment où il vous délivre les cartes de Guides ?

      Et puisque vous vous le proposez, nous serons nous aussi très heureux que vous présentiez ces documents aux autorités compétentes afin de vous éclairer.

      Et comme je sais que le Blog de notre ami Fouzi et assidument visité, nos administrations de tutelle et les autorités, dont vous parlez, y portent aussi un grand intérêt et l’auront déjà lu…

      Je peux vous certifier qu’être titulaire d’une carte de guide ne vous autorise en aucune manière à vendre du voyage mais vous habilite de plein droit à exercer un métier, que je reconnais indispensable et complémentaire au notre et dont je salue tous les mérites, celui de guidage.

      Mr MEZGARNE,Mr BALLOUK, vous me paraissez suffisamment structurés et expérimentés, au regard de votre site. Pourquoi ne pas rejoindre cette noble profession par la voie légale.
      Vous y avez le droit ! Vous y avez votre place comme tout autre qui le souhaite, pour le bien de notre industrie, la sérénité sociale et la croissance de notre économie…

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  10. Bonjour,
    La vision 2020 pour un tourisme responsable ….. un mirage ?

    Les agences de tourisme NATURE ont adhéré avec enthousiasme à la démarche initié par le Ministère du Tourisme dans le cadre de la Vision 2020, pour promouvoir un tourisme nature responsable.

    Mais serons-nous toujours là … en 2020 ! Nous en doutons tant la prolifération de l’informel a exploser de façon exponentielle, mettant en danger tout un pan de l’activité touristique, et notamment le tourisme NATURE.

    Depuis des années nous tirons la sonnette d’alarme sur l’augmentation des structures créées par des guides, faux guides, chameliers, transporteurs…., vendant des forfaits touristiques sous couvert d’une SARL ou d’une simple patente de guide, ou quelquefois sans aucune référence.

    Car exit la petite carte de visite donnée autrefois par le guide au client à la fin de la randonnée, Aujourd’hui, grâce à Internet, ces entités « informelles » ce sont multipliées de façon endémiques, et communique au plus large public. Certaines n’hésitent pas a utiliser comme argument publicitaire de « vendre en direct et sans agence », tant la notion d’impunité est grande. Le tout avec de fausses « mentions légales » qui trompent le touriste.

    Pas une semaine non plus, sans qu’une agence ne retrouve sur le Net des «copiés/collés» entiers de leur propre site, récupérés et bricolés par ….on ne sait plus très bien qui, tant n’importe quel quidam se permet de vendre du voyage !

    Sans oublier hôtels et riads, dont il suffit de voir la forêt de pancartes à l’aéroport pour mesurer l’ampleur du phénomène. Le hall de l’aéroport ne sera bientôt plus assez vaste !

    Pourtant avoir laissé proliférer l’informel, comme le dit Fouzi, notre secrétaire du CMA, plombe l’économie à cause du travail non déclaré. Et est à l’origine de dysfonctionnements, dont le chômage déguisé, la corruption, l’injustice, l’exploitation des plus vulnérables, la concurrence déloyale, l’insécurité…. Je dirai aussi qu’il dévalorise notre tourisme par des prestations de mauvaise qualité, et favorise l’arnaque. Nous le voyons au quotidien pas la méfiance grandissante des futurs voyageurs.
    Mais plus grave encore, les touristes sans le savoir, voyagent au Maroc dans l’illégalité et sans être protégés, trompés par ces mentions dites «légales» étalées au grand jour, en toute impunité.

    Pourquoi en sommes-nous arrivés à cette situation ? Pourquoi les structures étatiques régionales ne font-elles pas appliquer les textes législatifs en vigueur, même s’ils ne sont plus adaptés? Attendons nous qu’une mauvaise réputation soit durablement installée concernant le tourisme au Maroc? Pourtant la concurrence est grande à travers le monde, et le qualitatif devient indispensable.

    Enfin pourquoi nos Associations professionnelles qui sont sensées défendre nos intérêts notamment contre l’informel ne bougent-elles pas ? Car nous avons déposé des dossiers de plaintes…restés sans suite.

    Si le Maroc dans le cadre de la VISION 2020, a décidé de mettre en avant le Tourisme Responsable dans toutes ses composantes, environnementales, économiques ou sociétales, il est temps pour les instances officielles d’y mettre bon ordre, pour une réussite pleine et totale du projet. Nous y croyons, tant les atouts du Maroc sont importants dans ce domaine.

    Nous, agences de tourisme Nature serons en première ligne pour sa réussite. Car nous sommes déjà engagés vers un tourisme de qualité et pour une démarche environnementale réelle.

    Et à l’heure où le voyageur se tourne de plus en plus vers ces nouvelles formes de vacances authentiques, arrêtons d’appeler le tourisme nature, « tourisme de niche ». Ce secteur offre des perspectives innovantes, et peut devenir un moteur de l’économie nationale. Car le tourisme Nature est naturellement un tourisme responsable générateur de travail et de développement pour les zones rurales

    Lahcen AGOUJIL
    TERRES NOMADES/ Anergui Voyages
    Membre du Club RECEPTIF MARRAKECH ATLANTIQUE

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  11. Je suis absolument d’accord avec toi Fouzi, car notre secteur peut être défini comme un « Écosystème », et comme tout Écosystème, il est fragile, vulnérable et régit au moindre changement… Il doit être protégé pour sa durabilité. Le « Le Tourisme et Développement Durable » passe forcement par le Tourisme Responsable; et pour qu’il le soit, il doit avant tout avoir des bases solides et structurées (c’est ce qui nous fait défaut) pour un équilibre viable environnemental, économique et social. L’informel ne peut en aucun cas garantir cette équilibre mais au contraire le détruire. Nous sommes agents de voyages, et aujourd’hui plus que jamais conscients de l’impact néfaste de ce réseau. La V2020 projette de hisser le Maroc au Top des destinations, je ne vois pas comment sans « assainir » notre secteur, car que l’on se le dise bien, rien de ce que nous pourrons entreprendre pour mener à bien ce projet, ne tiendra ou ne durera ou même ne sera crédible sur la scène Internationale, si à côté de cela on défait ou, tout simplement, on laisse faire. A moyen terme, d’ailleurs, et en cet état des choses, nous aurons peu à peu disparu… Et là on dira : « Il était une fois, au XXI ème Siècle, le Tourisme Durable au Maroc… « .
    Merci

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  12. Les autorités concernées ne peuvent intervenir contre l’informel car elles n’ont pas la volonté et le courage de changer le système… c’est dans l’informel qu’elles trouveront le plaisir d’exister malheureusement… elles ont les structures et les moyens pour y remédier… mais il faut donc que les mentalités changent et l’intêret général soit visé…c’est une volonté politique… le Ministere du Tourisme doit créer un département de l’informel et mettre en place une équipe sérieuse à travailler en collaboration avec les autorités concernées et vous allez voir le résultat, il serait sans doute avantageux… toute en donnant une chance à ceux qui veulent être légales aussi!

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  13. Merci à tous pour ce sujet !
    J’affirme la réflexion de Fouzi ; un diagnostic droit mène à une action droite. Une action sans diagnostic est aveugle !
    Je souligne surtout les expériences déguisées dans notre secteur d’activités qui nuisent aux carrières de vraies professionnels.
    Les professionnels qui ont participé au développement du pays par civisme et objectivité, qui ont pris des années à bâtir pour maintenir la maturité, voire la croissance du secteur. Pour la bonne notoriété et la bonne image du pays.
    (….L’informel est une force motrice qu’il faut associer au développement touristique) Hélas ce n’est une force mais un gadget seulement. Notre dynamique génératrice doit être de qualité et de valeur ajoutée.
    Il y a les bons concurrents et les mauvais concurrents. Qui évaluer ?
    La logique voudrait qu’on respecte les bons concurrents et que l’on s’attaque aux mauvais.
    OUI en raison de leur comportement jugé inacceptable et là où notre rôle est de MORALISER leur profession ou tout au moins de faire en sorte que des règles minimales de bonne conduite soient respectées.
    Je dirais que l’Informel est une vrai guérilla

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  14. J’adhère à l’idée de SI Mouâd, à savoir, des mesures incitatives pour encourager le secteur informel à régulariser sa situation…En parallèle, les entreprises touristiques devraient être plus sensibles à la conjoncture politique et aux besoins sociaux économiques du pays. Autrement dit, des entreprises citoyennes considérant les ressources humaines comme étant une richesse plutôt qu’une charge…Je reprend l’expression de mon ami Fouzi: « …ceux qui ont investit et qui participent au développement du pays par civisme et patriotisme. ». Ce genre, devrait être la Règle.

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  15. Merci cher Mouâd, j’ai bien insisté sur le fait de faire basculer l’informel vers le formel , car si cela tarde c’est le secteur formel qui va en pâtir et qui sera tenté lui aussi de basculer vers l’informel! L’encouragement des initiatives privées doit tenir compte de ceux qui ont investit et qui participent au développement du pays par civisme et patriotisme.

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  16. L’informel ne peut être éradiqué du jour au lendemain: Vous avez plus mis l’accent sur les actions de contrôle strict des entités qui y prennent part, c’est infaillible, mais ce n’est point la seule voie à entreprendre.
    L’informel : c’est également une force motrice qu’il faut associer au développement touristique, et par extension, économique souhaité. Encourager les initiatives privées en mettant en place des dispositifs d’encouragement de l’investissement inhérent à l’activité touristique, qui doivent être très souples, et des modes de formation plus alléchants et mieux orientés seraient un remède et assureront une conversion d’une grande part de ces présumés  » opérateurs touristiques informels ». Je vous remercie d’avoir publié ce sujet!

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  17. Quelques actions choisies par les Associations professionnelles et régulièrement répétées par les services économiques auraient au long terme force de dissuasion car Tant qu’il n’y aura pas de textes de loi précis pour la répression de ce type de fraudes, précisant le montant des amendes ou des autres sanctions, il sera difficile de faire appliquer une loi qui pour le moment n’existe pas encore !!
    Mais il faudrait faire vite car la gangrène s’étend rapidement ! des affiches d’excursions organisées fleurissent dans les vitrines les plus improbables, allant d’un marchand de bougies rue la LIberté, à la terrasse d’un café « panoramique » sur la Place Djemaa El Fna, le tout sans aucune référence d’organisation professionnelle, rien qu’un numéro de portable …..

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