De la labellisation des agences de voyages.

Dans une dépêche de la MAP datant du 15 janvier 2013 et suite à la décision de la commission royale en charge de l’organisation du hadj de permettre aux candidats pèlerins de s’inscrire sur une seule liste pour le tirage au sort du pèlerinage 2014, le Ministre du Tourisme a annoncé que les agences de voyages seront soumises à un label en vue de garantir aux pèlerins une meilleure qualité de services.

C’est sur la base de cette déclaration que les associations d’agences de voyages de Casablanca et Rabat, ont décidé de lancer une conférence débat,  le vendredi 08 février 2013, en invitant les représentants du Ministère du Tourisme, la presse, un consultant ( Eagle Engineering)  et les professionnels à échanger  autour d’une thématique libéralisation, labellisation et produit.

Cet événement a réunit 120 agences de voyages des deux régions, curieuses et intéressées par les incidences de cette nouvelle approche sur leur business et voulant surtout en savoir plus sur ce nouveau système qui se veut en totale rupture avec ce qui se pratiquait de part le passé.

Pour rappel, depuis 2007, les candidats pèlerins devaient s’inscrire sur deux listes ( Agences de voyages et Ministère des Habous et des Affaires islamiques) avant le tirage au sort. Selon les inscriptions sur les deux listes, un pourcentage revenait aux professionnels et était répartit par agence, sur la base d’une notation attribuée en fonction d’un certain nombre de critères.

Ce concourt très sélectif récompensait les agences les plus performantes en terme de taille, de nombre de salariés, de rapatriement de devises, de réalisation et de régularité dans le traitement de la prestation hadj. Malheureusement, il n’y avait aucune compétitivité  entre les ayants droit qui forts du quota attribué se sont contenté de gérer au mieux de leurs intérêts cet état de fait qui insidieusement à finit par réduire le nombre de pèlerins optant pour le produit des agences de voyages.

Avec le nouveau système, chaque agence devra s’investir et innover pour attirer les pèlerins avec des produits attractifs, de bonne qualité et répondant au budget prévu pour ce voyage. La nécessité de mettre un label est le meilleur moyen de communiquer sur la prestation des agences de voyage, un gage de sérieux , d’expérience, de qualité et de savoir faire, d’autant plus qu’il sera délivré par le Ministère du Tourisme avec la participation des professionnels.

Certaines agences appréhendent aujourd’hui cette mise en conformité qui leur sera demandée pour plus de crédibilité, plus d’expertise et à la clé une meilleure visibilité. Elles supputent à tord qu’elles seront éliminées avec un référentiel qu’elles prévoient déjà au dessus de leurs possibilités.

C’est une grossière erreur d’appréciation, le label est une opportunité aujourd’hui pour toutes les agences, petites ou grandes,  qui aspirent à se positionner de manière pérenne sue ce marché. Comme cela a été démontré lors du débat, la majorité des agences aujourd’hui est labellisable, mis a part celles qui se refusent à toute évolution pour des raisons qu’elles sont seules à connaitre.

Le label encouragera les agences de voyages soucieuses de la qualité de leurs prestations, respectant les normes et l’éthique qui les engagent et donnant le meilleurs d’elles même pour le pèlerin.

Le label a des règles dans sa conception, dans sa validation, dans sa reconnaissance, dans sa mise en oeuvre, dans son octroi et dans son suivi. Le ministère du tourisme a tenu à rassurer l’assistance sur la procédure de labellisation qui sera respectée dans sa globalité, en insistant sur l’implication des professionnels pour accompagner cette démarche afin d’en assurer la réussite.

Les associations régionales se doivent donc aujourd’hui de communiquer au mieux sur cette opportunité de tirer la profession vers le haut et d’accompagner toutes les agences désireuses de s’inscrire dans cette dynamique. C’est ce que l’AVC et l’AVR, par l’intermédiaire de leurs bureaux respectifs, ont fait en initiant la conférence débat du vendredi dernier. On ne peut que les féliciter en espérant qu’elles fassent des émules dans les autres régions.

Télécharger:

Le programme.

Les recommandations de la conférence.

Author: Fouzi ZEMRANI

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5 Comments

  1. Ce label pourrait concerner également les autres secteurs d’activités du Tourisme, comme le Mice ou le Loisir. En fait il devrait servir à mettre en évidence des acteurs d’excellence dans leur domaine respectif. Puisque tous les acteurs « parallèles » qui opérent impunément sur le Web ne considérent pas la nécessité d’avoir une licence, ce label, délivré par Le MInistère de Tutelle selon des critères établis en collaboration avec l’ensemble des professionnels, serait non seulement un moyen de garantir le consommateur contre les abus, mais encore d’attirer son attention sur les opérateurs qui oeuvrent dans la légalité, avec un objectif affirmé de qualité, de sérieux, de respect du client et d’excellence du produit proposé.

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  2. L’idée du LABEL délivré par le Ministère du Tourisme est très intéressante et pourrait être appliquée à d’autres secteurs des Agences de Voyages, par exemple pour le tourisme Nature – Aventure.

    Au vue de la prolifération des agences clandestines et opérateurs souvent à 1/2 légaux (utilisant souvent une autres activité comme couverture, pour ne pas les nommer) via le web, dont apparemment la législation et la sanction n’est pas encore possible sur le web ?
    Et comme dit Ahmed Soukkani « entre la loi et son application il y a beaucoup à dire ! ».

    Un label « éco-responsable » de notre Ministère du Tourisme donnerait une visibilité aux voyageurs.
    Comme la « Clef Verte » pour l’hôtellerie ou le « bio » pour l’alimentation.

    Les chiffres de l’ordre de 60% et plus des voyageurs venant au Maroc d’une manière individuelle, donc sans les Agences étrangères, sont en augmentation.

    Il est important de s’adapter aux nouveaux marchés, dont le budget par client est souvent plus intéressant pour toute la chaine touristique.

    Une visibilité de « garantie » doit permette aux visiteurs de voir un peu plus clair.

    Une sorte de gros « tampon – garantie – label » utilisable sur nos documents et sites de communications.
    Le petit N°de l’agrément d’agent de Voyage ou N° de patente ne veut pas dire grand chose pour nos visiteurs étrangers ou Marocains.

    Tous les « illégaux » utilisent un N° de patente ou autre agrément pour un sans blanc de couverture et donner de la confiance à leurs visiteurs.

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  3. Nous avons en plus au Maroc, une nouvelle loi qui protège le consommateur contre les abus, la publicité mensongère; les défauts de fabrication et l’escroquerie qui elle est punie en pénale! Maintenant entre loi et son application, il ya beaucoup à dire!

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  4. Question qui me vient à l’esprit Président Faouzi:
    Existe -il un cadre législatif (ou réglementaire) pour la protection du consommateur en cas d’achat d’un forfait avion + Prestations Haj/Omra ??
    Ces Droits n’existent malheureusement pas pas en Tunisie, et le Haj et le Omriste sont souvent victimes des pires traitements (Hébergement, date retour….Etc…

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    • Au Maroc, le Hadj est réglementé. Les pèlerins sont protégés par un contrat qui les lie aux agences de voyages dûment autorisées à organiser le pèlerinage. Une commission de contrôle du Ministère du Tourisme accompagne l’opération avant pendant et après. Depuis 2004, il n’y a plus de problèmes majeurs et le taux de satisfaction est de l’ordre de 92%.
      Malheureusement, il existe des agences illégales qui profite du moussem pour s’adonner encore à des malversations au détriment de pèlerins mal informé. D’où l’obligation de communiquer à grande échelle sur ce label garantissant la bonne fin de la transaction entre pèlerins et agences de voyages labellisées.

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