2018 aura été une bonne année.

Le moins que nous puissions dire à propos de l’année qui vient de s’achever,  est qu’elle a démenti tous les pronostics dispensés par des « influenceurs » en mal de sensationnel pour annoncer l’échec de la stratégie touristique nationale et prédire une catastrophe en terme de gestion des chantiers engagés dans le cadre des visions 2010 et 2020.

2018 s’est distinguée par le fait, qu’elle a permis derevenir à une croissance à deux chiffres en terme d’arrivées et de nuitées etde casser ce plafond de verre de 10M de touristes qui était devenu uneobsession pour la majorité des professionnels du tourisme que nous sommes.Apres les années de stagnation, voire de baisse, nous renouons avec la croissanceet c’est plutôt une très bonne nouvelle.

L’activité touristique a cette spécificité d’être dépendanteavant tout d’une stabilité politique gage de planification économique quipermet aux touristes d’apprécier à sa juste valeur, l’attractivité de ladestination à visiter. Le Maroc a bénéficié de l’engagement de SM LE ROI àdéfinir et mettre en œuvre une ouverture à l’international et plusparticulièrement vers l’Afrique.

En matière d’immigration, nous avons été les premiers àpermettre à des sub-sahariens de bénéficier d’une carte de résident avec lapossibilité de travailler et d’envisager un avenir meilleur que celui qui leurétait prescrit.

Notre économie se porte plutôt bien, pour un pays qui ne peutcompter que sur ses entreprises et leur capacité de résilience. Notre monnaieégalement à montré qu’elle pouvait se confronter à la flexibilité sans pourautant sombrer. 

Le Maroc a également abrité des événements de grandeenvergure tel que la COP 22, le Forum de la Cyber Sécurité,  le Salon Africités, la signature du pactepour l’Immigration et d’autres qui ont donné de la visibilité à la destinationtout en l’inscrivant dans le top mind des prescripteurs MICE

Sur le plan sécuritaire, il a été délibérément choisi latransparence en matière de communication pour toutes les opérations menées dansle cadre de la lutte contre le terrorisme. C’est d’ailleurs, ce qui est faitdans la majorité des pays européens qui sont confrontés à ce cataclysme  d’un autre Age.  

Dans le cadre de la transition énergétique, notre pays s’est définitivement inscrit dans la lutte contre les gaz à effet de serre. La station Noor est un exemple de positionnement pour la production d’énergie propre qui permettra de se libérer des énergies fossiles qui plombent notre économie et polluent notre atmosphère.

Ce sont tous ces éléments qui mis bout à bout font l’attractivitéde notre destination et drainent des touristes de tous horizons. Bien entendu,les dessertes aériennes ont suivi grâce à l’action volontariste de l’ONMT etles professionnels du tourisme se sont attelés à la tache pour répondre à unedemande de plus en plus exigeante.

Nous devons aussi rendre hommage aux services de la DGSN quiont permis de démanteler plusieurs cellules obscurantistes avant le passage àl’acte. Hélas, la dernière en date, est passée entre les mailles du filet, avecl’atrocité du double crime qui nous a endeuillé. Nous sommes encore sous lechoc et avons du mal à accepter ce que certains qualifient de fatalité.

Ceci nous pousse à redoubler de vigilance et à continuer à œuvrerpour que le tourisme soit l’affaire de tous : un vecteur de lutte contretoute sorte de précarité et un ascenseur social pour notre jeunesse.

La mobilisation de la population d’Imlil, après le drame,  montre à quel degré, le tourisme estaujourd’hui important pour elle et aussi à quel point il est fragile.   

Non, les bons chiffres du tourisme ne sont pas l’effet duhasard, mais d’une détermination à relever les défis et d’œuvrer ensemble,public comme  privé à les pérenniser.  

Il nous reste plus qu’à espérer que 2019, soit du même cru que 2018.

Bonne année à tous.

Author: Fouzi ZEMRANI

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2 Comments

  1. Les détracteurs de la croissance touristique normale que suit le secteur du tourisme rôdent autour du périmètre des 10 millions de touristes et ne veulent s’y détacher pour qu’ils aient d’une façon ou d’une autre gain de cause au sujet des erreurs stratégiques de la feuille de route touristique.

    Les progrès du Royaume sont notables, nonobstant le sur-dimensionnement soit dit en passant de la vision touristique, dont les ambitions sont amenées à être revues à la baisse, et c’est chose dont les professionnels sont pleinement conscients à présent.

    Une année 2018 optimale en gros, et malencontreusement endeuillée vers sa fin, en espérant que 2019 perpétuera ce bel élan, avec des performances honorables et investissements intelligemment mis en oeuvre, touchant aux niches les plus prometteuses !

    Bonne année 2019 à tous les professionnels et amoureux du secteur touristique marocain !

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    • Je ne pense pas que la vision était surdimensionnée, c’est l’appétit des prédateurs et opportunistes qui a fait que c’est parti en vrille. Non, il faut être ambitieux comme dirait Oscar Wilde, il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échecs, on atterrit dans les étoiles. merci Mouad pour tes commentaires toujours pertinents.

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